27 mars 2008

Où étiez-vous en mai 68?



Moi, j'avais 2 ans et j'étais au Portugal, dans un petit village de l'Algarve, là-bas tout au Sud.
Aujourd'hui en France (et depuis longtemps), mes références humaines, culturelles, sociales, voire musicales, sont celles de mai et de ses héritiers; ok.... et du côté portugais, mes références sont le 25 avril 1974 (25 de Abril sempre!)

Alors cette année pour les 40 ans, j'attends avec curiosité (et prêt à m'enthousiasmer aussi) les commémorations... France Inter a déjà commencé à diffuser des sons de l'époque, des réactions, analyses, documents de l'INA, etc...

Sarko, la Droite française, et moults fossoyeurs de l'esprit de mai 68 veulent revisiter (ou réviser?) l'Histoire, gommer, annihiler les références positives à mai. Tout comme au Portugal, les partis politiques de droite ont voulu retirer toute substance aux acquis démocratiques et sociaux de la Révolution des oeillets!

Restons vigilants et battons-nous contre l'oubli et la révolution ultra-libérale!

1 commentaire:

JS a dit…

Salut Manu !

Voici une pétition qu'il faudrait diffuser sans modération.
Lancée par une cinquantaine d'économistes européens, elle a
vocation à recueillir la signature de toutes les associations, syndicats et
partis, et bien sûr de tous les citoyens européens.

Un site Internet est prêt pour recueillir les signatures

:www.stop-finance.org

JS

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Spéculation et crises : ça suffit !
lundi 24 mars 2008, par Le collectif initiateur

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La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière