27 déc. 2011

15 nov. 2011

Tous des fraudeurs

Comment faire confiance à un gouvernement qui, soit pour des enjeux électoraux ou pour récupérer quelques fifrelins, mais surtout pour maintenir dans la nasse le peuple qu'il représente, pointe régulièrement un doigt accusateur sur les citoyens de son pays? Comment faire confiance à un gouvernement qui se défie (ou fait semblant de se défier) systématiquement du peuple? Aujourd'hui en France, c'est le tour des "fraudeurs à la sécu"! Un jour de remboursement en moins, parce que vous êtes tous des fraudeurs! Et vous, les rmistes, on vous octroie 7 heures obligatoires de travail par jour, sinon, vous n'avez pas de dignité, il vous la redonne Sarko, il n'aime pas l'assistanat, Sarko!...Mais même, si certains sont assistés, n'est-ce pas le devoir d'un Etat démocratique de porter secours aux plus démunis? Car à quoi servent nos impôts, si ce n'est pour la solidarité, je veux dire la solidarité avec nos semblables, pas avec les banques, ni avec les milliardaires ,amis de certains gouvernants!... Il oublie aussi, ce gouvernement, que le droit à un travail digne est inscrit dans la Constitution. Et qu'aujourd'hui, je ne suis peut-être pas malade par plaisir, car mon médecin ne me soigne plus comme avant, il me reçois 5 minutes et ne donne pas d'arrêt de travail, même si je n'en peux plus, et que ça fait 2 mois que je traîne une crève d'enfer qui empire de jour en jour...Car mon médecin, il a peur d'être sanctionné pour prescrire trop de médicaments ou d'arrêts de travail!... Tous coupables de quelque chose, la politique du soupçon et du contrôle, de la surveillance, de la dénonciation... Des radars, des caméras videos, la surveillance d'Internet, des médecins-flics, des agents de la sécu flics, des "Conseillers" de Pôle Emploi flics, des éducateurs, des maires, des citoyens flics!... Tout le monde surveille tout le monde, pour ne pas déborder, manifester, garder le status quo et que le Président soit réélu!...et puis il faut récolter du fric et prendre des mesures qui plaisent au Marchés, au FMI, à la BCE, à l'Allemagne, à la Chine, aux USA!...pour ne pas perdre les AAA. Même les medias de service public jouent un jeu extrêmement trouble, donnent ces infos sans commenter, ni mener d'investigation, montrant seulement des médecins de la sécu ou embauchés par une entreprise privée (!), qui sonnent chez des malades absents, et qui sont donc...coupables car absents, forcément!... C'est curieux, tout cela me rappelle étrangement d'autres temps, un autre pays, et une autre forme d'Etat, avec une propagande, une police politique, des dénonciateurs partout... Pourtant la Révolution y a quand même eu lieu!

13 nov. 2011

Bulletin Mensuel TERRA - Novembre 2011

Bulletin mensuel de TERRA Réseau scientifique de recherche et de publication TERRA Mensuel n°12 - novembre 2011 * * * Autour du nouveau film de Sylvain George * * * Rencontres TERRA, ouvertes à tous... ----------------------------------------------- Samedi 19 novembre (18h-20h) sur le film "Qu'ils reposent en révolte (Des figures de guerres I)" de Sylvain George - Cinéma Espace Saint Michel (Paris 5e) Des membres de l’Équipe Éditoriale et du Comité Scientifique de Terra dialogueront avec le public et avec Sylvain George au sujet de son film, notamment Marc Bernardot, Goran Fejic, Rada Ivekovic, Gilles Lhuilier, Léon Nguyen, Olivier Noël, Anastassia Tsoukala, Jérôme Valluy et d'autres... Infos : http://www.reseau-terra.eu/article1207.html ------------------------------------------------- Mardi 29 novembre (18h-20h) sur le thème "Les nouvelles guerres de capture" : Marc Bernardot, Jim Cohen, Sylvain George, Olivier Le Cour Grandmaison, Arnaud Lemarchand, Anne Laura Stoler, Jérôme Valluy - Cinéma Espace Saint Michel (Paris 5e) Les guerres de capture pour enrôlement dans les travaux forcés et les armées sont loin... mais l'anthropologie en voit la forme évoluer au cours du temps et réapparaître jusqu'à aujourd'hui dans la chasse aux étrangers qui, en capturant et en déportant une petite fraction d'entre eux dans des camps et des pays périphériques, tient le plus grand nombre dans une condition d'infériorité sociale et juridique, favorable à l'exploitation économique. - Cinéma Espace Saint Michel (Paris 5e) Infos : http://www.reseau-terra.eu/article1206.html Publications TERRA, en libre accès... ---------------------------------------------- Sylvain George "Photos, autour du film "Qu’ils reposent en révolte" (2011)", Recueil Alexandries, Collections Reflets, octobre 2011. Sylvain George, membre du Comité Scientifique du réseau TERRA, expose une série de photos prises lors du tournage du film "Qu’ils reposent en révolte", entre 2007 et 2010. Elles sont extraites du carnet de route de ce cinéaste de terrain qui écrit également des textes publiés dans la Collection "Reflets" du Recueil Alexandries Voir : http://www.reseau-terra.eu/article1204.html Sylvain George, "Qu’ils reposent en révolte (carnet de route)", Recueil Alexandries, Collections Reflets, octobre 2011 Sylvain George publie des extraits de son carnet de route rédigé entre 2007 et 2010 dans le nord de la France, près de Calais, sur les terrains de l’exil et des migrations dont il rend compte et témoigne par ses films dont le dernier "Qu’il reposent en révolte (Des figures de guerres I)"... Lire : http://www.reseau-terra.eu/article1205.html

18 juin 2011

Coluche - La politique



Voilà un mec qui manque ici en France!...depuis 25 ans...

19M - Rossio - Lisboa

Les portugais prennent la rue - 19/06/2011 à Paris - 11h00 Métro JUSSIEU


La manif a changé de parcours:
"A Paris, nous partirons du Métro jussieu jusqu’à la place de l’Hôtel de ville ou nous pique niquerons et tiendrons une assemblée populaire (c’est à dire ouverte et accessible à tout le monde) afin de discuter des problèmes dans les différents pays, dont le Portugal et d’essayer de trouver des solutions.
IMPORTANT : La manifestation prévue au départ à Bastille ne peut se tenir là-bas à cause du marathon de Paris. Nous nous retrouvons donc à 11h, métro Jussieu. Nous irons avec les manifestants des autres pays en direction de l’Hôtel de Ville."
 In http://portugueserevolutionparis.wordpress.com/


Falsa democracia

15 juin 2011

Eclipse de lune


La lune va se teinter de rouge ce soir...Chacun pourra y trouver le symbole qu'il veut...Sur France2, le journaliste compare cela à la pièce de 50 centimes d'euros!
Avec la crise qu'on nous a refilé, beaucoup d'entre nous vont regarder le ciel, et tendre la main, avec l'espoir de l'atteindre...

14 juin 2011

A Defesa de Faro: “Ó mar salgado,(…)”

A Defesa de Faro: “Ó mar salgado,(…)”: "Os últimos acontecimentos que têm varrido a sustentabilidade de Portugal constituem o epílogo de um processo que desde há alguns anos tem d..."

Le Portugal à l'assaut des agences de notation



(Article de François Musseau - Libération 14/06/2011)

"Un procès à Lisbonne contre Moody's, Fitch et Standard & Poor's ? On n'y est pas encore, mais le procureur général de la République portugaise a déjà rassemblé des éléments à charge et étudie la possibilité de donner suite à des plaintes déposées par des économistes."Déjà, on crée un précédent. Tout le monde courbait l'échine face aux agences de notation. Maintenant, elles sont dans le viseur de notre colère citoyenne." José Manuel Pureza, professeur de fac à Coimbra et député du Bloc de gauche (BE), est l'un des quatre plaignants portugais. Il se fait le relais d'un semtiment d'hostilité généralisé contre les agences de rating américaines, qui n'ont cessé d'abaisser la note de l'économie portugaise.

Beaucoup les accusent d'être à l'origine de taux d'intérêt "usuriers" (autour de 10%) pour le remboursement d'une dette publique atteignant 92% du PIB, et d'être les grands responsables de l'effondrement du pays.
Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal a en effet dû solliciter une aide financière internationale. Et le prêt que lui a concédé la troika Fonds monétaire international, Bruxelles et Banque centrale européenne atteint 78 milliars d'euros.

La centaine de mesures d'austérité (dont la baisse des salaires et la hausse de la TVA) imposées par le FMI n'a fait que renforcer cette aversion contre les agences. Dans les débats télévisés, sur les bancs des facs ou dans les réseaux sociaux, le sujet est devenu omniprésent. Pour José Reis, autre plaignant, également économiste à Coimbra, "ces trois agences ont pêché à trois titres: elles concentrent 90% de la notation financière, ce qui est une entrave à la libre concurrence; elles possèdent des fonds d'investissement, il y a donc conflit d'intérêts; et elles bénéficient d'infos privilégiées. Nul ne conteste les problèmes structurels de l'économie portugaise, mais nous refusons que des intérêts privés dictent notre sort".
Même analyse de Manuel Brandão Alves, prof d'éco à Lisbonne. "A travers ces agences, nous voulons pointer du doigt leurs clients, les principaux responsables: intermédiaires financiers, fonds de pension, et même certains Etats..."

13 juin 2011

Carta aberta dum Albicastrense a Aníbal Cavaco Silva

Carta aberta dum Albicastrense a Aníbal Cavaco Silva

Caro Aníbal Cavaco Silva,

Nasci em Castelo Branco, cidade que estas a ocupar com o exercito para celebrar o dia de Portugal, de Camões e das comunidades portuguesas a qual já chamaste "dia da raça portuguesa" como o Salazar o tinha feito antes de ti.

Nos teus discursos que aí proferiste, começaste por dizer que o povo português estava doente : “Eu espero que nós queiramos ser curados e que sejamos capazes de responder aos desafios que temos à nossa frente” . E para os recalcitrantes :  “não há cura para aquele que não quer ser curado”.

Caro Aníbal Cavaco Silva, o povo não está doente, está pobre (isto para não dizer com fome). O povo português já não sabe como aguentar a pobreza que lhe è imposta. E quando evocando o povo da Beira Baixa apresentas "a sua frugalidade e o seu espírito de sacrifício são modelos que devemos seguir num tempo em que a fibra e a determinação dos portugueses são postos à prova", acho que não auguranada de bom. O que chamas "frugalidade" è simplesmente miséria. A Beira Baixa sempre foi uma terra de miséria, de fome e, com sequência, de emigração. Será esse o futuro que desejas para Portugal ?

O povo já não acredita em ti, como nos outros. Nessas ultimas eleições houve mais de 41% de abstenção o que faz que  essas eleições são as eleições com mais abstenção de toda história portuguesa. Isto também não è doença, è simplesmente uma mistura de realismo e de desespero. Mas, caro Cavaco, não te preocupes, cá encontraremos o caminho de mudar as coisas, mais a nossa maneira. Doença não há. Mas sim exploração do trabalhador, exploração antes do 25 de abril e exploração depois do 25 de abril. Falando do 25 de abril, copio aqui a palavra dum homem que nasceu em Castelo Branco e que, parafraseando o teu discurso "arriscou tudo em prol da sua comunidade" :

"Queremos aqui proclamar que o povo português, verdadeira e única fonte de soberania, não concede a essa Assembleia da República, independentemente da composição que venha a ter, o poder de entregar a Soberania Nacional, tendo, ao contrário, o dever e a responsabilidade de se opor firmemente a tais desígnios"
Vasco Lourenço 25 de Abril 2011

No segundo dia que estiveste em Castelo Branco, quiseste insistir sobre duas das tuas temáticas favoritas, o empenho do jovens na sociedade e as guerras coloniais. No 15 de março passado apelaste para que os jovens se "empenhem em missões e causas essenciais ao futuro do País com a mesma coragem, o mesmo desprendimento e mesma determinação com que os jovens de há 50 anos assumiram a sua participação na guerra do Ultramar". Caro Cavaco, os jovens portugueses estão empenhados na sociedade portuguesa, o Estado português è que não está empenhado em criar condições para que eles possam ficar a viver nela. Com efeito, cada ano, varias dezenas de milhares de jovens portugueses, formados ou não deixam o seu país para ir a viver noutro onde possam trabalhar e criar as condições duma vida condigna. Achas lógico e ético que a juventude portuguesa tenha que emigrar ?

Caro Aníbal Cavaco Silva, hoje a juventude foge de Portugal como nos anos onde ela fugia para não ir morrer nas guerras coloniais que tu realças como sendo um momento de glória da nossa história. Os heróis são aqueles que fugiram. Viva os desertores !

Para finalizar esta carta, que acaba por ser um desabafo - tenho que confessa-lo - há muito tempo ruminado, gostava de comentar as frases que usou neste "glorioso" dia de Portugal. Falou que o soldado português foi "um soldado de excepção na disciplina, na camaradagem e no patriotismo, no relacionamento com as populações e na própria  interação com o inimigo".

Estranhamente, não foi o que me contaram todos os homens da minha família, com a idade do meu pai, que foram obrigados a partir para as antigas colónias portuguesas. Descrevendo as condições de vida do soldado só me falaram em fome, doença, amputações, de drogas que eram obrigados a tomar para aguentar e de medo. No que toca ao "inimigo", só me falaram de putos mortos a beira da estrada, populações civis esfomeadas, de napalm, de órfãos.

O meu avô materno, que tinha demasiado idade para ir para o "ultramar", contava-me a única lembrança real que ele tinha da guerra colonial. Contava-me que quando os soldados partiam, organizava-se uma cerimonia orquestrada pelo Estado Novo ali mesmo onde proferiste o teu discurso. Nessa praça que deslumbraste do teu pelouro, caro Cavaco Silva, estavam os soldados albicastrenses, filhos do povo, em continência e milhares de mães a chorarem por não saberem se os filhos iriam voltar. E muitos deles não iriam voltar.

Caro Aníbal Cavaco Silva, quando dizes "Portugal não pode esquecer aqueles que morreram em seu nome" em Castelo Branco, lembra-me o meu avô a contar-me quando o povo de toda a beira baixa ia esperar na estação de comboios os caixões que chegavam de Angola ou de Moçambique. Mulheres e homens de luto que choravam e que esperavam lá atè chegar o comboio de Lisboa. Ficaram sem poder ver o corpo dos filhos. Com efeito, já nem se podia abrir o caixão.

Caro Cavaco Silva, com esse discurso, ofendeste todas as gerações dum povo. Ofendeste a nossa memória e o nosso futuro.

Como dizemos na Beira Baixa,

Bem haja.


Hugo Dos Santos 

Le Portugal n'est pas à vendre!...

Referendo em Italia

11 juin 2011

Cancer de la société


"Quelle est, pour moi, la principale injustice dans notre pays ? C'est que celui qui travaille n'ait pas un véritable écart avec celui qui bénéficie des minima sociaux (...) Cette situation-là est pour moi le cancer de la société française". Laurent Wauquiez, invité de l'émission BFMTV 2012-Le Point-RMC dimanche, a de nouveau jeté un pavé dans la mare en relançant un débat polémique autour des "bénéficiaires du RSA", pointant du doigt les "dérives de l'assistanat".

Alors voilà, la Droite française, qui singe le FN, veut une fois de plus faire des chômeurs les boucs-émissaires de la crise!...
Bien évidemment, ce sont eux, chômeurs à dix balles, les coupables et la cause de la crise, et non le système capitaliste prédateur, dans lequel les Banques et  nos gouvernants issus des "élites" sont ses bras armés et ses principaux agents.


Mais entrons dans la logique de ce charmant Laurent Wauquiez: qui est un cancer de la société? Est-ce le bénéficiaire du RSA "assisté" à 400 et quelques misérables euros par mois, et qu'il faudrait obliger à effectuer des travaux d'intérêt général (comme c'est le cas pour certains judiciables) ou les PLUS GROS PROFITEURS, tels un certain ex-ministre de Sarkozy qui, professeur de philosophie à l'Université de Paris VII à 4500 euros net par mois, n'y a jamais mis les pieds et perçoit pourtant son salaire depuis 1 an, comme si de rien n'était!...
Mais encore mieux!...Maintenant que l'Université lui réclame le salaire indûment perçu, c'est l'Etat, soit le contribuable français qui va rembourser!...


Point de honte pour le puissant, qui de plus, pérore dans les médias et donne des leçons, point de colère pour le peuple à qui l'on ment, que l'on insulte, dépouille et asservi....Mais jusqu'à quand?


8 juin 2011

Portuguese Revolution - Paris

"Mais où sont les Portugais ?” TRACT1


Etre solidaire du peuple portugais, ce n’est pas seulement soutenir une équipe de foot, c’est surtout être solidaire des Portugais quand ils souffrent et quand ils luttent !

La crise est partout, les Portugais aussi !

En solidarité avec le peuple portugais, prenons la rue !

En signe de solidarité avec nos familles que nous retrouverons cet été au Portugal, prenons la rue !

Si nous ne voulons pas que les sacrifices de nos parents et nos grands-parents aient été inutiles, prenons la rue !

Pour montrer qu’émigrer ce n’est pas une solution aux problèmes du Portugal, prenons la rue !

Pour montrer que l’on ne disparaît pas de la société portugaise en vivant en France, prenons la rue !
  
Les Portugais prennent la rue le 19 JUIN, place de la Bastille à Paris, à 14h.
Tiré de la page "Les portugais prennent la rue - Portuguese Revolution- Paris" sur Facebook
   

5 juin 2011

Révolution portugaise à Paris/19-06-2011


Les Portugais prennent la rue !
Paris - Bastille - 19 Juin 2011 - 14H
Notre mouvement s’inscrit dans le vent de contestation qui traverse actuellement l’Europe et le monde.
Plus de 600 000 portugais vivent et travaillent en France et contrairement aux clichés, nous affirmons que
ne sommes pas invisibles et que nous ne serons pas soumis !
Paris, par sa situation internationale, est un endroit privilégié pour cette manifestation. Christine Lagarde,
promise à la nouvelle présidence du FMI, est un ministre français. Nous devons lui montrer que le
Portugal n’est pas à vendre! Soutenons le peuple portugais en leur montrant notre solidarité.
Le Portugal est le pays le plus pauvre d’Europe
- Le salaire minimum est le plus bas d’Europe occidentale, 430 euros.
- C’est aussi le pays d’Europe occidentale avec le plus grand écart entre le revenu des plus riches et le revenu
des plus pauvres.
Cette dette n’est pas celle du peuple Portugais
Les foyers portugais ne sont pas plus endettés que les autres européens. En termes de dépense, les ménages
portugais restent plus économes que les ménages français et anglais. La dette dont s’occupe le FMI n’est pas la
dette des foyers mais celle que les banques et les financiers ont fait contracter à l’Etat portugais.
Le FMI n’aide pas le Portugal
Contrairement au vocabulaire employé dans les media, le FMI et la BCE n’apportent aucune “aide”. Ils prêtent
de l’argent au Portugal à un taux très difficilement remboursable. De plus, ces accords imposent une série de
mesures insupportables pour la population portugaise (baisse des salaires et des allocations, hausse de la TVA,
privatisation des services publics...).
Pour les Portugais habitant au Portugal, votre soutien est important.
D’abord parce qu’ils se sentent seuls et ont besoin d’appui, de l’appui de tout le monde et en particulier le vôtre.
Ensuite parce que pouvons faire le lien entre le Portugal et la France et par conséquent créer une vague de
solidarité dans la société française.
Etre solidaire du peuple portugais, ce n’est pas seulement soutenir une équipe de foot, c’est surtout être
solidaire des Portugais quand ils souffrent et quand ils luttent !
La crise est partout, les Portugais aussi !
En signe de solidarité avec nos familles que nous retrouverons cet été au Portugal, prenons la rue !
Si nous ne voulons pas que les sacrifices de nos parents et nos grands-parents soient inutiles, prenons la
rue !
Pour montrer qu’émigrer ce n’est pas une solution éternelle aux problèmes du Portugal, prenons la rue !
Ne laissons pas le FMI brader le Portugal !
Le Portugal ne payera pas leur crise !
Nous sommes un groupe de Portugais vivant en France. Nous sommes de toutes les générations, de toutes les catégories sociales (ouvriers, étudiants,
chercheurs, artistes, fonctionnaires) et nous nous sentons solidaires de ce qui se passe au Portugal. Comme le mouvement social au Portugal, nous
n’appartenons à aucun parti politique. Nous sommes un mouvement pacifique et laïque, le M12M-Paris, “mouvement du 12 mars” du nom de la grande
manifestation du 12 mars 2011 (500 000 personnes) qui nous a fait nous rencontrer et nous organiser.
Pour plus d’infos :
Internet : portuguese-revolution-paris.com // Email : m12mparis@gmail.com // Twitter : @lusorevoltparis
Facebook : « Les Portugais prennent la rue » // You Tube : http://www.youtube.com/PortugueseRevolution

1 mai 2011

Terra Mensuel n°7 - avril 2011

Bulletin mensuel de TERRA
Réseau scientifique de recherche et de publication

TERRA Mensuel n°7 - avril 2011

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Recueil Alexandries

Le Recueil Alexandries a les mêmes finalités qu’une revue ou un ouvrage scientifiques mais dans une forme adaptée à l'écriture numérique : la publication des textes, ne procède pas d’un regroupement périodique (revue scientifique) et/ou thématique (ouvrage collectif) mais par catégories de textes. Tous ont été relus et acceptés par deux membres au moins du Comité Scientifique de TERRA selon une procédure décrite dans la charte de fonctionnement du réseau.


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Reflets

Olivier Le Cour Grandmaison, "D’ailleurs nous sommes d’ici - journée du 28 mai 2011 - (Re)Construire un mouvement national et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers", Recueil Alexandries, Collections Reflets, avril 2011, url de référence : http://www.reseau-terra.eu/article1157.html

Aucun doute : l’offensive xénophobe et sécuritaire, dont l’actuel ministre de l’Intérieur est le héraut, va se poursuivre et sera au cœur de la campagne des présidentielles. Il est urgent de (re)construire un mouvement national et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers. Tel est le sens de l’Appel à manifester partout en France le 28 mai 2011 (http://dailleursnoussommesdici.org), signé par des dizaines d’organisations politiques, de très nombreux syndicats, associations et élus locaux, députés et parlementaires européens.

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Recensions

Marc Bernardot, "Compte-rendu du livre "Gérer les indésirables - Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire" de Michel Agier (Flammarion, nov. 2008, 350 p)", Recueil Alexandries, Collections Recensions, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1158.html

Au-delà de l’impressionnante somme de matériaux empiriques accumulés depuis la Colombie jusqu’au Soudan et au Kenya en passant par le Libéria, le Sierra Léone et la Palestine, le plus grand mérite de ce texte est selon moi d’offrir une grille d’interprétation du monde des camps reliant les pays du sud et ceux du nord.
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Synthèses

Alain Morice, "Chronologie critique des politiques migratoires européennes", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1160.html

Cette chronologie vise à périodiser les décisions européennes en matière de migration et d’asile (partie gauche du tableau) en s’appuyant sur un constant va-et-vient entre ce niveau juridique et les pratiques et déclarations des parties en présence (partie droite de ce tableau). La chronologie s’arrête le 12 mars 2011 au début des événements survenus au Maghreb. Elle sera actualisée régulièrement. Conçue initialement pour les étudiants, la chronologie fait désormais partie des textes de référence du site migreurop.org. Des traductions en italien, anglais et espagnol sont en ligne ou le seront au cours du 1er semestre 2011.

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Catalina Santana, "Le système du Hukou", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1147.html.

Le système hukou chinois est un système d’enregistrement et de contrôle de la population. Il a été mis en place au milieu des années cinquante, il a longtemps été utilisé pour restreindre les migrations, spécialement des zones rurales vers les zones urbaines. Le système hukou détermine les opportunités des individus et sa position socio-économique dans la structure sociale. Dans l’esprit de la majorité des chinois, la localisation hukou et la classification ne définit pas seulement le bien-être général mais aussi leur statut – le hukou non-agricole est supérieur au hukou agricole ; les villes (shi) sont supérieures aux villes moyennes (zheng), et celles-ci sont supérieures aux villages (xiang). Ainsi, le hukou a crée une société duale, séparée en deux entités distinctes, les villes et les campagnes.

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Catalina Santana, "Les gated communities en France ", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1159.html

Le processus de séparation spatiale des classes sociales n’est pas un phénomène récent en France, déjà au XIXe siècle des villas se construisaient dans les bois de la périphérie parisienne, créant des espaces résidentiels exclusifs. Cela contredit en partie l’idée que l’on a des gated communities, présentées comme un phénomène essentiellement d’origine états-unienne, ce type d’habitat fait appel à des aspirations de distinction et de recherche de l’entre-soi, qui sont des traits présents dans toutes les sociétés avec une hiérarchie sociale. Ce qui est nouveau, c’est la banalisation de leur construction, elle ne n’est plus uniquement restreinte aux couches les plus riches de la société, les gated communities « se démocratisent » doucement.


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Masters

Arthur Vuattoux, "Gouvernementalités contemporaines et territoires - Une étude des usages géographiques de Michel Foucault", Recueil Alexandries, Collections Masters, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1161.html

Ce mémoire prend pour objet l’analyse géographique des rapports de pouvoir, en en faisant l’épistémologie, dans l’oeuvre de Michel Foucault et en l’illustrant par des exemples puisés dans un corpus de recherches à orientation géographique. Il s’agit également de poser les jalons d’une géographie pratique comprise comme géographie des pratiques de résistance.


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A traduire

Helmut Dietrich, "Aufstand in den Phosphatgebieten Tunesiens, Verhaftung von Migranten und Zirkulation der Erfahrungen - Soulèvement dans la région des mines de phosphate en Tunisie, arrestation de migrants et circulation des expériences.", Collections A traduire, Recueil Alexandries, janvier 2011, url de référence : http://www.reseau-terra.eu/article1089.html

Ce texte est maintenant à votre disposition en français grâce à Monsieur Charles Lilin (Montpellier, France), abonné de [TERRA-Mensuel], qui a bien voulu en assurer la traduction mise en ligne le 26 avril 2011. L’auteur et le réseau Terra le remercient chaleureusement de cette traduction bénévole, utile à tous.

Depuis 2008, la population tunisienne est entrée en résistance notamment dans les territoires d’exploitation du phosphate à l’ouest du pays, près de la frontière algérienne. La police et l’armée tunisiennes ont tout fait pour couper ce territoire du reste du monde. Mais les migrants tunisiens à l’étranger ont joué un rôle majeur pour briser l’embargo en utilisant les nouvelles technologies de communication. Ce constat dressé dans un article de 2009 par Helmut Dietrich est actualisé ici par un nouvel article de janvier 2011 dans lequel il évoque l’incidence de cette révolution sur la société voisine de l’Algérie. Avec l’autorisation de l’auteur et premiers éditeurs, ces deux articles sont publiés ici par le réseau Terra qui lance un appel à les traduire vers le français. Les traductions pourront être publiées ici même après validation par l’auteur et les premiers éditeurs.


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Collection TERRA


Carol Mann, Femmes afghanes en guerre, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, octobre 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article1073.html

Patrick Bruneteaux, Daniel Terrolle, (dir.), L’arrière-cour de la mondialisation, Éditions du Croquant, Collection TERRA, septembre 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article1054.html

Hélène Thomas, Les vulnérables, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, février 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article933.html

Julien Brachet, Migrations transsahariennes, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, novembre 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article931.html

Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, (dir.), Enfermés dehors, Editions du Croquant, Collection TERRA, mars 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article877.html

Jérôme Valluy, Rejet des exilés, Editions du Croquant, Coll. TERRA, janvier 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article876.html

Marc Bernardot, Loger les immigrés, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, octobre 2008 : http://www.reseau-terra.eu/article831.html

Marc Bernardot, Camps d’étrangers, Editions du croquant, Coll. TERRA, mars 2008 : http://www.reseau-terra.eu/article703.html

Jérôme Valluy, Jane Freedman, (dir.), Persécutions des femmes, Éditions du Croquant, Coll.TERRA,
novembre 2007 : http://www.reseau-terra.eu/article655.html

7 avr. 2011

Homens da Luta - 16 de Abril - Aveiras - Festival Avinho

FMI - Zé Mario Branco



Cachucho não é coisa que me traga a mim
Mais novidade do que lagostim
Nariz que reconhece o cheiro do pilim
Distingue bem o mortimor do meirim
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Há tanto nesta terra que ainda está por fazer
Entrar por aí a dentro, analisar, e então
Do meu 'attachi-case' sai a solução!
FMI Não há graça que não faça o FMI
FMI O bombástico de plástico para si
FMI Não há força que retorça o FMI
Discreto e ordenado mas nem por isso fraco
Eis a imagem 'on the rocks' do cancro do tabaco
Enfio uma gravata em cada fato-macaco
E meto o pessoal todo no mesmo saco
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Não ando aqui a brincar, não há tempo a perder
Batendo o pé na casa, espanador na mão
É só desinfectar em superprodução!
FMI Não há truque que não lucre ao FMI
FMI O heróico paranóico 'hara-quiri'
FMI Panegírico, pro-lírico daqui
Palavras, palavras, palavras e não só
Palavras para si e palavras para dó
A contas com o nada que swingar o sol-e-dó
Depois a criadagem lava o pé e limpa o pó
A produtividade, ora nem mais, célulazinhas cinzentas
Sempre atentas
E levas pela tromba se não te pões a pau
Num encontrão imediato do 3º grau!
FMI Não há lenha que detenha o FMI
FMI Não há ronha que envergonhe o FMI
FMI ...
Entretém-te filho, entretém-te, não desfolhes em vão este malmequer que bem-te-quer, mal-te-quer, vem-te-quer, ovomalt'e-quer, messe gigantesca, vem-te vindo, vi-me na cozinha, vi-me na casa-de-banho, vi-me no Politeama, vi-me no Águia D'ouro, vi-me em toda a parte, vem-te filho, vem-te comer ao olho, vem-te comer à mão, olha os pombinhos pneumáticos que te orgulham por esses cartazes fora, olha a Música no Coração da Indira Gandi, olha o Muchê Dyane que te traz debaixo d'olho, o respeitinho é muito lindo e nós somos um povo de respeito, né filho? Nós somos um povo de respeitinho muito lindo, saímos à rua de cravo na mão sem dar conta de que saímos à rua de cravo na mão a horas certas, né filho? Consolida filho, consolida, enfia-te a horas certas no casarão da Gabriela que o malmequer vai-te tratando do serviço nacional de saúde. Consolida filho, consolida, que o trabalhinho é muito lindo, o teu trabalhinho é muito lindo, é o mais lindo de todos, como o astro, não é filho? O cabrão do astro entra-te pela porta das traseiras, tu tens um gozo do caraças, vais dormir entretido, não é? Pois claro, ganhar forças, ganhar forças para consolidar, para ver se a gente consegue num grande esforço nacional estabilizar esta destabilização filha-da-puta, não é filho? Pois claro! Estás aí a olhar para mim, estás a ver-me dar 33 voltinhas por minuto, pagaste o teu bilhete, pagaste o teu imposto de transação e estás a pensar lá com os teus botões: Este tipo está-me a gozar, este gajo quem é que julga que é? Né filho? Pois não é verdade que tu és um herói desde de nascente? A ti não é qualquer totobola que te enfia o barrete, meu grande safadote! Meu Fernão Mendes Pinto de merda, né filho? Onde está o teu Extremo Oriente, filho? Ah-ni-qui-bé-bé, ah-ni-qui-bó-bó, tu és 'Sepuldra' tu és Adamastor, pois claro, tu sozinho consegues enrabar as Nações Unidas com passaporte de coelho, não é filho? Mal eles sabem, pois é, tu sabes o que é gozar a vida! Entretém-te filho, entretém-te! Deixa-te de políticas que a tua política é o trabalho, trabalhinho, porreirinho da Silva, e salve-se quem puder que a vida é curta e os santos não ajudam quem anda para aqui a encher pneus com este paleio de Sanzala e ritmo de pop-xula, não é filho?
A one, a two, a one two three
FMI dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...
Come on you son of a bitch! Come on baby a ver se me comes! Come on Luís Vaz, 'amanda'-lhe com o José Cacila que os senhores já vão ver o que é meterem-se com uma nação de poetas! E zás, enfio-te o Manuel Alegre no Mário Soares, zás, enfio-te o Ary dos Santos no Álvaro de Cunhal, zás, enfio-te o Zé Fanha no Acácio Barreiros, zás, enfio-te a Natalia Correia no Sá Carneiro, zás, enfio-te o Pedro Homem de Melo no Parque Mayer e acabamos todos numa sardinhada ao integralismo Lusitano, a estender o braço, meio 'Roulant' preto, meio Steve McQueen, ok boss, tudo ok, estamos numa porreira meu, um tripe fenomenal, proibido voltar atrás, viva a liberdade, né filho? Pois, o irreversível, pois claro, o irreversívelzinho, pluralismo a dar com um pau, nada será como dantes, agora todos se chateiam de outra maneira, né filho? Ora que porra, deixa lá correr uma fila ao menos, malta pá, é assim mesmo, cada um a curtir a sua, podia ser tão porreiro, não é? Preocupações, crises políticas pá? A culpa é dos partidos pá! Esta merda dos partidos é que divide a malta pá, pois pá, é só paleio pá, o pessoal na quer é trabalhar pá! Razão tem o Jaime Neves pá! (Olha deixaste cair as chaves do carro!) Pois pá! (Que é essa orelha de preto que tens no porta-chaves?) É pá, deixa-te disso, não destabilizes pá! Eh, faz favor, mais uma bica e um pastel de nata. Uma porra pá, um autentico desastre o 25 de Abril, esta confusão pá, a malta estava sossegadinha, a bica a 15 tostões, a gasosa a sete e coroa... Tá bem, essa merda da pide pá, Tarrafais e o carágo, mas no fim de contas quem é que não colaborava, ah? Quantos bufos é que não havia nesta merda deste país, ah? Quem é que não se calava, quem é que arriscava coiro e cabelo, assim mesmo, o que se chama arriscar, ah? Meia dúzia de líricos, pá, meia dúzia de líricos que acabavam todos a fugir para o estrangeiro, pá, isto é tudo a mesma carneirada! Oh sr. guarda venha cá, á, venha ver o que isto é, é, o barulho que vai aqui, i, o neto a bater na avó, ó, deu-lhe um pontapé no cu, né filho? Tu vais conversando, conversando, que ao menos agora pode-se falar, ou já não se pode? Ou já começaste a fazer a tua revisãozinha constitucional tamanho familiar, ah? Estás desiludido com as promessas de Abril, né? As conquistas de Abril! Eram só paleio a partir do momento que tas começaram a tirar e tu ficaste quietinho, né filho? E tu fizeste como o avestruz, enfiaste a cabeça na areia, não é nada comigo, não é nada comigo, né? E os da frente que se lixem... E é por isso que a tua solução é não ver, é não ouvir, é não querer ver, é não querer entender nada, precisas de paz de consciência, não andas aqui a brincar, né filho? Precisas de ter razão, precisas de atirar as culpas para cima de alguém e atiras as culpas para os da frente, para os do 25 de Abril, para os do 28 de Setembro, para os do 11 de Março, para os do 25 de Novembro, para os do... que dia é hoje, ah?
FMI Dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...
Não há português nenhum que não se sinta culpado de qualquer coisa, não é filho? Todos temos culpas no cartório, foi isso que te ensinaram, não é verdade? Esta merda não anda porque a malta, pá, a malta não quer que esta merda ande, tenho dito. A culpa é de todos, a culpa não é de ninguém, não é isto verdade? Quer isto dizer, há culpa de todos em geral e não há culpa de ninguém em particular! Somos todos muita bons no fundo, né? Somos todos uma nação de pecadores e de vendidos, né? Somos todos, ou anti-comunistas ou anti-faxistas, estas coisas até já nem querem dizer nada, ismos para aqui, ismos para acolá, as palavras é só bolinhas de sabão, parole parole parole e o Zé é que se lixa, cá o pintas azeite mexilhão, eu quero lá saber deste paleio vou mas é ao futebol, pronto, viva o Porto, viva o Benfica, Lourosa, Lourosa, Marraças, Marraças, fora o arbitro, gatuno, bora tudo p'ro caralho, razão tinha o Tonico de Bastos para se entreter, né filho? Entretém-te filho, com as tuas viúvas e as tuas órfãs que o teu delegado sindical vai tratando da saúde aos administradores, entretém-te, que o ministro do trabalho trata da saúde aos delegados sindicais, entretém-te filho, que a oposição parlamentar trata da saúde ao ministro do trabalho, entretém-te, que o Eanes trata da saúde à oposição parlamentar, entretém-te, que o FMI trata da saúde ao Eanes, entretém-te filho e vai para a cama descansado que há milhares de gajos inteligentes a pensar em tudo neste mesmo instante, enquanto tu adormeces a não pensar em nada, milhares e milhares de tipos inteligentes e poderosos com computadores, redes de policia secreta, telefones, carros de assalto, exércitos inteiros, congressos universitários, eu sei lá! Podes estar descansado que o Teng Hsiao-Ping está a tratar de ti com o Jimmy Carter, o Brezhnev está a tratar de ti com o João Paulo II, tudo corre bem, a ver quem se vai abotoar com os 25 tostões de riqueza que tu vais produzir amanhã nas tuas oito horas. A ver quem vai ser capaz de convencer de que a culpa é tua e só tua se o teu salário perde valor todos os dias, ou de te convencer de que a culpa é só tua se o teu poder de compra é como o rio de S. Pedro de Moel que se some nas areias em plena praia, ali a 10 metros do mar em maré cheia e nunca consegue desaguar de maneira que se possa dizer: porra, finalmente o rio desaguou! Hão te convencer de que a culpa é tua e tu sem culpa nenhuma, tens tu a ver, tens tu a ver com isso, não é filho? Cada um que se vá safando como puder, é mesmo assim, não é? Tu fazes como os outros, fazes o que tens a fazer, votas à esquerda moderada nas sindicais, votas no centro moderado nas deputais, e votas na direita moderada nas presidenciais! Que mais querem eles, que lhe ofereças a Europa no natal?! Era o que faltava! É assim mesmo, julgam que te levam de mercedes, ora toma, para safado, safado e meio, né filho? Nem para a frente nem para trás e eles que tratem do resto, os gatunos, que são pagos para isso, né? Claro! Que se lixem as alternativas, para trabalho já me chega. Entretém-te meu anjinho, entretém-te, que eles são inteligentes, eles ajudam, eles emprestam, eles decidem por ti, decidem tudo por ti, se hás-de construir barcos para a Polónia ou cabeças de alfinete para a Suécia, se hás-de plantar tomate para o Canada ou eucaliptos para o Japão, descansa que eles tratam disso, se hás-de comer bacalhau só nos anos bissextos ou hás-de beber vinho sintético de Alguidares-de-Baixo! Descansa, não penses em mais nada, que até neste país de pelintras se acho normal haver mãos desempregadas e se acha inevitável haver terras por cultivar! Descontrai baby, come on descontrai, arrefinfa-lhe o Bruce Lee, arrefinfa-lhe a macrobiótica, o biorritmo, o euroscópio, dois ou três ofeneologistas, um gigante da ilha de Páscoa e uma 'Graciv Morn' (??) de vez em quando para dar as boas festas às criancinhas! Piramiza filho, piramiza, antes que os chatos fujam todos para o Egipto, que assim é que tu te fazes um homenzinho e até já pagas multa se não fores ao recenseamento. Pois pá, isto é um país de analfabetos, pá! Dá-lhe no Travolta, dá-lhe no disco-sound, dá-lhe no pop-xula, pop-xula pop-xula, iehh iehh, J. Pimenta forever! Quanto menos souberes a quantas andas melhor para ti, não te chega para o bife? Antes no talho do que na farmácia; não te chega para a farmácia? Antes na farmácia do que no tribunal; não te chega para o tribunal? Antes a multa do que a morte; não te chega para o cangalheiro? Antes para a cova do que para não sei quem que há-de vir, cabrões de vindouros, ah? Sempre a merda do futuro, a merda do futuro, e eu ah? Que é que eu ando aqui a fazer? Digam lá, e eu? José Mário Branco, 37 anos, isto é que é uma porra, anda aqui um gajo cheio de boas intenções, a pregar aos peixinhos, a arriscar o pêlo, e depois? É só porrada e mal viver é? O menino é mal criado, o menino é 'pequeno burguês', o menino pertence a uma classe sem futuro histórico... Eu sou parvo ou quê? Quero ser feliz porra, quero ser feliz agora, que se foda o futuro, que se foda o progresso, mais vale só do que mal acompanhado, vá mandem-me lavar as mãos antes de ir para a mesa, filhos da puta de progressistas do caralho da revolução que vos foda a todos! Deixem-me em paz porra, deixem-me em paz e sossego, não me emprenhem mais pelos ouvidos caralho, não há paciência, não há paciência, deixem-me em paz caralho, saiam daqui, deixem-me sozinho, só um minuto, vão vender jornais e governos e greves e sindicatos e policias e generais para o raio que vos parta! Deixem-me sozinho, filhos da puta, deixem só um bocadinho, deixem-me só para sempre, tratem da vossa vida que eu trato da minha, pronto, já chega, sossego porra, silêncio porra, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me morrer descansado. Eu quero lá saber do Artur Agostinho e do Humberto Delgado, eu quero lá saber do Benfica e do bispo do Porto, eu quero se lixe o 13 de Maio e o 5 de Outubro e o Melo Antunes e a rainha de Inglaterra e o Santiago Carrilho e a Vera Lagoa, deixem-me só porra, rua, larguem-me, zórpila o fígado, arreda, 'terneio' Satanás, filhos da puta. Eu quero morrer sozinho ouviram? Eu quero morrer, eu quero que se foda o FMI, eu quero lá saber do FMI, eu quero que o FMI se foda, eu quero lá saber que o FMI me foda a mim, eu vou mas é votar no Pinheiro de Azevedo se eu tornar a ir para o hospital, pronto, bardamerda o FMI, o FMI é só um pretexto vosso seus cabrões, o FMI não existe, o FMI nunca aterrou na Portela coisa nenhuma, o FMI é uma finta vossa para virem para aqui com esse paleio, rua, desandem daqui para fora, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe...
Mãe, eu quero ficar sozinho... Mãe, não quero pensar mais... Mãe, eu quero morrer mãe.
Eu quero desnascer, ir-me embora, sem ter que me ir embora. Mãe, por favor, tudo menos a casa em vez de mim, outro maldito que não sou senão este tempo que decorre entre fugir de me encontrar e de me encontrar fugindo, de quê mãe? Diz, são coisas que se me perguntem? Não pode haver razão para tanto sofrimento. E se inventássemos o mar de volta, e se inventássemos partir, para regressar. Partir e aí nessa viajem ressuscitar da morte às arrecuas que me deste. Partida para ganhar, partida de acordar, abrir os olhos, numa ânsia colectiva de tudo fecundar, terra, mar, mãe... Lembrar como o mar nos ensinava a sonhar alto, lembrar nota a nota o canto das sereias, lembrar o depois do adeus, e o frágil e ingénuo cravo da Rua do Arsenal, lembrar cada lágrima, cada abraço, cada morte, cada traição, partir aqui com a ciência toda do passado, partir, aqui, para ficar...
Assim mesmo, como entrevi um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o azul dos operários da Lisnave a desfilar, gritando ódio apenas ao vazio, exército de amor e capacetes, assim mesmo na Praça de Londres o soldado lhes falou: Olá camaradas, somos trabalhadores, eles não conseguiram fazer-nos esquecer, aqui está a minha arma para vos servir. Assim mesmo, por detrás das colinas onde o verde está à espera se levantam antiquíssimos rumores, as festas e os suores, os bombos de lava-colhos, assim mesmo senti um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o bater inexorável dos corações produtores, os tambores. De quem é o carvalhal? É nosso! Assim te quero cantar, mar antigo a que regresso. Neste cais está arrimado o barco sonho em que voltei. Neste cais eu encontrei a margem do outro lado, Grandola Vila Morena. Diz lá, valeu a pena a travessia? Valeu pois.
Pela vaga de fundo se sumiu o futuro histórico da minha classe, no fundo deste mar, encontrareis tesouros recuperados, de mim que estou a chegar do lado de lá para ir convosco. Tesouros infindáveis que vos trago de longe e que são vossos, o meu canto e a palavra, o meu sonho é a luz que vem do fim do mundo, dos vossos antepassados que ainda não nasceram. A minha arte é estar aqui convosco e ser-vos alimento e companhia na viagem para estar aqui de vez. Sou português, pequeno burguês de origem, filho de professores primários, artista de variedades, compositor popular, aprendiz de feiticeiro, faltam-me dentes. Sou o Zé Mário Branco, 37 anos, do Porto, muito mais vivo que morto, contai com isto de mim para cantar e para o resto.


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