Un lieu de résistance à la marchandisation du monde et d'immenses saudades de l'Algarve
31 janv. 2007
Palmarès Festival BD d'Angoulême 2007
Palmarès officiel du 34e Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême
PRIX DU MEILLEUR ALBUM
LES ESSENTIELS
• Black Hole, de Charles Burns – Editions Delcourt
• Lucille, de Ludovic Debeurme – Editions Futuropolis
• Lupus, de Frederik Peeters – Editions Atrabile
• Le photographe, de Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre, Frédéric Lemercier – Editions Dupuis
• Pourquoi j’ai tué Pierre, de Olivier Ka et Alfred – Editions Delcourt
« Révélation » :
PRIX DU PATRIMOINE
• Sergent Laterreur, de Touïs et Frydman - L’Association
PRIX DECOUVERTES
Prix jeunesse 7/8 ans
Prix jeunesse 9/12 ans
Prix Jeunes talents
• Premier lauréat : Kyung Eun Park
• Deuxième lauréat : Grazia La Padula
Prix de la BD scolaire de la Caisse d’Epargne
• Lucrèce Andreae – Lycée François Magendie de Bordeaux (Gironde)
• Catégorie Humour : Juliette Mancini – Lycée Jean-Paul Sartre de Bron (Rhône)
• Catégorie Graphisme : Louis Donnot – Lycée de Lagny sur Marne (Seine & Marne)
Prix Loisirs éducatifs et BD du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la vie associative
• Maison de la culture et des loisirs de la Roche Posay (Vienne)
• Centre de loisirs de Saint Xandre (Charente Maritime)
Tickets Sports Loisirs (Morbihan)
Prix BD des collégiens de Poitou-Charentes
• Khéti, fils du Nil Tome 1 Au delà des portes, de Dethan et Mazan – Editions Delcourt jeunesse
PRIX DU PUBLIC
PRIX FANZINES ET BANDE DESSINEE ALTERNATIVE
• Canicola, fanzine italien de Bologne
LES PRIX PARTENAIRES
Grand prix RTL de la bande dessinée
Prix ''René Goscinny''
Prix ''Décoincer la bulle'' des centres E.Leclerc et Bodoï
Prix ''Regards sur la ville'' de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse et le Festivval de la Bande Dessinée Francophone de Québec
• Jean-François Barthelemy et Francis Desharnais
27 janv. 2007
História exemplar
Festival de la BD d'Angoulême 2007 (Sélection 2007)
AVANT LA PRISON de Kazuichi Hanawa Vertige Graphic / Coconino Press | BLACK HOLE de Charles Burns Delcourt | CANETOR de Charlie Schlingo & Michel Pirus Les Requins Marteaux |
CAPUCIN de Florence Dupré La Tour Gallimard, coll. Bayou | COMMENT ÇA SE FAIT ? de Nadja Cornélius | EN ROUTE POUR SEATTLE de Peter Bagge Rackham |
FRANK de Jim Woodring L’Association | FUN HOME de Alison Bechdel Denoël Graphic | GANGES de Kevin Huizenga Coconino Press / Vertige Graphic |
GEORGES ET LOUIS - PANIQUE AU BOUT DU FIL de Daniel Goossens Audie / Fluide Glacial | GYO de Junji Ito Tonkam | L’HOMME QUI S’ÉVADA de Laurent Maffre Actes Sud |
ICE HAVEN de Daniel Clowes Daniel Clowes | ILS ONT RETROUVÉ LA VOITURE de Gipi Coconino Press / Vertige Graphic | IN THE CLOTHES NAMED FAT de Moyoco Anno Kana, coll. Made in |
JACARANDA de Kotobuki Shiriagari Milan / Kanko | J’AI TUÉ ADOLF HITLER de Jason Carabas | KI-ITCHI !! de Hideki Arai Delcourt / Akata |
KINKY & COSY de Nix Le Lombard | LOU de Julien Neel Glénat | LUCHADORAS de Peggy Adam Atrabile |
LUCILLE de Ludovic Debeurme Futuropolis | LUPUS de Frederik Peeters Atrabile | MAGASIN GÉNÉRAL de Loisel & Tripp Casterman |
LE MARQUIS D’ANAON de Fabien Vehlmann & Matthieu Bonhomme Dargaud | MICHEL de Pierre Maurel L’employé du moi | MON FISTON de Olivier Schrauwen Éditions de L’An 2 |
NON NON BÂ de Shigeru Mizuki Cornélius | LA NOUVELLE FRONTIÈRE de Darwyn Cooke Panini Comics | L’OEIL PRIVÉ de Blexbolex Les Requins Marteaux |
ORAGE ET DÉSESPOIR de Lucie Durbiano Gallimard, coll. Bayou | PANIER DE SINGE de Jerôme Mulot & Florent Ruppert L’Association | PASCAL BRUTAL de Riad Sattouf Fluide Glacial |
LES PASSE-MURAILLES de Stéphane Oiry et Jean-Luc Cornette Les Humanoïdes Associés | LA PERDIDA de Jessica Abel Delcourt | LE PHOTOGRAPHE de Emmanuel Guibert - Didier Lefèvre - Frédéric Lemercier Dupuis / Aire Libre |
POURQUOI J’AI TUÉ PIERRE de Olivier Ka & Alfred Delcourt | LE SANG DES VOYOUS de Loustal & Paringaux Casterman | SORCIÈRES de Daisuké Igarashi Casterman / Sakka |
UNIVERSAL WAR ONE (UW1) de Denis Bajram Soleil Productions | LA VOLUPTÉ de Blutch Futuropolis | WIMBLEDON GREEN de Seth Le Seuil |
WIZZ ET BUZZ de Winshluss & Cizo Delcourt, coll. Shampooing | ZIPANG de Kaiji Kawaguchi Dargaud / Kana |
Festival de la BD d'Angoulême 2007
Le president du jury vient tout juste de terminer les 24 heures de la bande dessinée. Il raconte.
Vous venez de réaliser avec 23 autres auteurs une bande dessinée de 24 pages en 24 heures. Une sacrée gageure…
Oui, c’est épuisant, mais très stimulant. Parce que ce n’est pas une compétition avec un prix à la clé, mais un défi qu’on se lance à soi-même. Et j’aime bien les defis. Je suis un mutant et je ne contrôle pas mes désirs…
Qui a eu l’idée de cette performance ?
C’est un concept de Scott McCloud, l’auteur américain de la bande dessinée L’Art invisible, et je m’en suis inspiré
Comment, où et dans quelles conditions s’est déroulée cette performance ?
D’abord, il y avait un thème imposé : la première case devait être une boule de neige et la dernière aussi. Nous avons travaillé dans une très bonne ambiance, du mardi 23 à 15 heures au mercredi 24 à 15 heures, à la Maison des auteurs. On a beaucoup rigolé par moments, à d’autres, c’était très studieux.
Est-ce que tous les participants ont relevé le défi ? Certains ont un dessin très fouillé alors que d’autres sont beaucoup plus “jetés”…
Le dernier a terminé 50 secondes avant la fin ! Cela dit, tous les auteurs présents travaillent la bande dessinée comme une écriture. Certains ont un dessin plus léché, utilisent la couleur, d’autres pas… Mais chacun a travaillé à son rythme. En ce qui me concerne, j’ai pu dormir pendant sept heures.
Allez-vous éditer ces bandes dessinées ?
Je ne sais pas, je ne les ai pas encore toutes vues. Mais si elles constituent une ensemble cohérent, pourquoi pas ?
© FIBD / Lewis Trondheim
24 auteurs, 24 planches ... en 24h !
Mort de l'Abbé Pierre

Toutes les chaînes de TV françaises ont diffusé les messages de condoléances et les hommages rendus à l'Abbé Pierre par les personnalités politiques de droite ou de gauche.
On les a vus puer et suinter l'hypocrisie à mille lieues à la ronde. Du vivant de l'Abbé, personne n'a rien fait pour les pauvres, les sans-abris dont tout le monde se contrefout, à moins qu'il n'y ait un enjeu électoral. Et puis tout d'un coup, les hommages pleuvent de façon très opportuniste, parce qu'Henri Grouès, alias l'Abbé Pierre vient de décéder.
N'oublions pas que si l'abbé mérite, à juste titre, un hommage , car il a toujours défendu les sans-droits, les exclus, ce n'était pas un révolutionnaire voulant changer le monde. Au contraire, il a toujours été la bonne conscience de la droite française, et des riches, qui préfèrent la charité à la justice sociale. En effet, l'abbé leur permettait en plus, de réaliser de bonnes actions pour LEURS pauvres...
24 janv. 2007
Globalização do crime
Agora foram apanhados 3 romenos pela GNR (outros 2 fugiram). Será gente mafiosa, pobres sem tusto, nem trabalho?
Dessa maneira, o Algarve é realmente o tal "Far-west", como lhe chamam alguns lisboetas ou tripeiros?
Onde está a autoridade para defender os cidadãos e os seus bens?
Talvez esteja a proteger Vale de Lobo ou a Quinta do Lago... Pois a quem interessa os emigrantes portugueses a viver no estrangeiro, e somos-nós cidadãos em Portugal?
É a globalização do crime. O que me leva a pensar e dizer, que mesmo sendo visceralmente de esquerda, e contra a Europa fortaleza, não se pode ser angélico... Um país não pode acolher indiscriminadamente "toda a miséria do mundo" de qualquer maneira sem controle, sobretudo quando o nosso país já tem tantos problemas a resolver (desemprego, miséria, educação, saúde...) e que os serviços do Estado estão cada vez mais desfalcados pelo próprio governo "de esquerda". Até na segurança pública há falta de meios neste país!
Uma náusea profunda sobe-me à boca...
Será por razões destas, meu povo esquizofrénico, que escolheste o Salazar entre as 10 maiores figuras portuguesas de sempre?
20 janv. 2007
Alte na roda do tempo
Isabel Raposo, natural de Lisboa, é arquitecta pela ESBAL (1976) e urbanista pelo Institut d'Urbanisme de Paris (1986). Trabalhou em Maputo, na Direcção Nacional de Habitação/Instituto de Planeamento Físico. Realizou diversas pesquisas sobre as tipologias sócio-espaciais e a transformação do habitat rural, em Portugal e em Moçambique. Co-publicou, em 1994, Maisons de rêve au Portugal, recentemente editado em português (Edições Salamandra) e prepara uma publicação sobre Manica (Moçambique). Tem participado, desde 1975, em diferentes acções de reabilitação urbana em Lisboa (SAAL), Lamego, Castelo Bom e Alte.Alte na roda do tempo é um ensaio monográfico sobre uma freguesia do interior algarvio, que se estende da serra ao barrocal. O tema central, a salvaguarda do património construído antigo da aldeia-sede, é aqui abordado numa perspectiva de desenvolvimento local, assente numa diversificação integrada da actividade económica. A história, subjacente a toda a pesquisa, permitiu identificar uma tipologia habitacional significativa da organização social.
As aceleradas transformações sociais e económicas, em curso, determinam alterações importantes nos tipos de casa; reabilitar as construções antigas supõe, antes de mais, uma mudança das atitudes e das práticas. Fazer de Alte, um centro cultural do interior, surge como uma ideia forte capaz de congregar esforços conducentes à revalorização do núcleo antigo e à revitalização do lugar.
Isabel Raposo, in Alte na roda do tempo, Março 1995
19 janv. 2007
"Dizem os entendidos..."

"Dizem os entendidos que a aldeia nasceu e cresceu ao longo de uma vereda, de uma azinhaga, termo que vem de uma palavra árabe, as-zinaik, "rua estreita", o que em sentido literal não poderia ter sido naqueles começos, pois uma rua, seja estreita, seja larga, sempre será uma rua, ao passo que uma vereda nunca será mais que um atalho, um desvio para chegar mais depressa aonde se pretende, e em geral sem outro futuro nem desmedidas ambições de distância.
Ignoro em que altura se terá introduzido na região o cultivo extensivo da oliveira, mas não duvido, porque assim o afirmava a tradição pela boca dos velhos, de que por cima dos mais antigos daqueles olivais já teriam passado, pelo menos, dois ou três séculos. Não passarão outros. Hectares e hectares de terra plantados de oliveiras foram impiedosamente rasoirados há alguns anos, cortaram-se centenas de milhares de árvores, extirparam-se do solo profundo, ou ali se deixaram a apodrecer, as velhas raízes que, durante gerações e gerações, haviam dado luz às candeias e sabor ao caldo. Por cada pé de oliveira arrancado, a Comunidade Europeia pagou um prémio aos proprietários das terras, na sua maioria grandes latifundiários, e hoje, em lugar dos misteriosos e vagamente inquietantes olivais do meu tempo de criança e adolescente, em lugar dos troncos retorcidos, cobertos de musgo e líquenes, esburacados de locas onde se acoitam os lagartos, em lugar dos dosséis de ramos carregados de azeitonas negras e de pássaros, o que se nos apresenta aos olhos é um enorme, um monótono, um interminável campo de milho híbrido, todo com a mesma altura, talvez com o mesmo número de folhas nas canoilas, e amanhã talvez com a mesma disposição e o mesmo número de maçarocas, e cada maçaroca talvez com o mesmo número de bagos. Não estou a queixar-me, não estou a chorar a perda de algo que nem sequer me pertencia, estou só a tentar explicar que esta paisagem não é a minha, que não foi neste sítio que nasci, que não me criei aqui. Já sabemos que o milho é um cereal de primeira necessidade, para muita gente ainda mais que o azeite, e eu próprio, nos meus tempos de rapaz, nos verdes anos da primeira adolescência, andei pelos milharais de então, depois de terminada a apanha pelos trabalhadores, com uma sacola de pano pendurada ao pescoço, a rabiscar as maçarocas que tivessem passado em claro. Confesso, no entanto, que experimento agora algo assim como uma satisfação maliciosa, uma desforra que não procurei nem quis, mas que veio ao meu encontro, quando ouço dizer à gente da aldeia que foi um erro, um disparate dos maiores, terem-se arrancado os velhos olivais. Também inutilmente se chorará o azeite derramado. Contam-me agora que se está voltando a plantar oliveiras, mas daquelas que, por muitos anos que vivam, serão sempre pequenas. Crescem mais depressa e as azeitonas colhem-se mais facilmente. O que não sei é onde se irão meter os lagartos."
José Saramago, in As Pequenas memórias, Editorial Caminho, SA, Lisboa - 2006
