Manière de voir 97 FÉVRIER - MARS 2008
En vente en kiosque : 7 euros
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/
Numéro coordonné par Bernard Cassen
* Cette arme de domination...
Bernard Cassen
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/CASSEN/15551
1. UNE VISION DU MONDE
Il faut être naïf ou ignorant pour ne voir dans une langue
vivante qu'un outil de communication, comme le sont les
langues artificielles. Au-delà des barrières sociales, et
comme le démontrent d'innombrables travaux de
neurophysiologistes et de psychologues, elle ne se réduit
pas à un simple code pour l'échange d'informations, mais
elle constitue le creuset même de l'identité de chacun.
Comme a pu l'écrire Régis Debray, « elle n'est pas un
instrument, mais un milieu de vie, le fil d'or d'une
vitalité longue et singulière ». On ne voit pas et on ne
pense pas le monde, pas plus que l'on ne crée ou n'invente,
de manière identique à travers le prisme du norvégien et à
travers celui du quechua ou du chinois.
* Adorno et l'allemand
Jacques Derrida
* Parler arabe, mais en Rolls ou en Wolkswagen ?
Edward W. Said
* Résistance du catalan
Víctor Gómez Pin
* A Malte, l'expression est histoire
Martine Vanhove
* Culture wallonne ou culture francophone ?
Serge Govaert
* Une expression de la lutte des classes au Québec
Jacques Cellard
II. LE DÉPASSEMENT D'UN « MOI DIVISÉ »
Parmi les séquelles de toute colonisation, la question
linguistique est celle qui n'a jamais pu trouver de réponse
complètement satisfaisante. Les puissances coloniales -
américaine (à Porto Rico), belge (au Congo) ou, dans leurs
empires respectifs, britannique, espagnole, française et
portugaise - ont, à des degrés divers, imposé l'usage de
leur langue à des populations qui en parlaient une ou
plusieurs autres.
Pour les écrivains, le choix était douloureux : soit,
lorsqu'ils la maîtrisaient, écrire dans une langue
« nationale », donc la valoriser, mais en acceptant de ne
trouver qu'un petit nombre de lecteurs et de ne pas
bénéficier d'une reconnaissance extérieure ; soit écrire
dans la langue du colonisateur et, d'une certaine manière,
« trahir » un peu les siens.
* « Cicatriser mes blessures mémorielles... »
Assia Djebar
* Divergences coloniales sur l'enseignement du vernaculaire
Robert Cornevin
* Ni « petit-nègre » ni « petit-français »
Mwatha Musanyi Ngalasso
* La patrie littéraire du colonisé
Albert Memmi
* La dignité retrouvée du guarani au Paraguay
Ruben Bareiro-Saguier
* Des « métèques » dans le jardin français
Tahar Ben Jelloun
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OFFRE SPÉCIALE : LE CONTRÔLE DES ESPRITS
Dans nos sociétés développées, la démocratie devient
dangereuse pour les gouvernants : le peuple a trop
tendance à se mêler de ce qui le regarde. Pour éviter
de telles « dérives », le contrôle des esprits est
devenu un enjeu majeur.
Trois numéros de « Manière de voir » éclairent différentes
facettes de cette stratégie.
* N° 71 : « Obsessions sécuritaires ». Une dérive autoritaire
au nom de la lutte contre de multiples menaces - terrorisme ou
délinquance.
* N° 80 « Combat pour les médias ». Les risques de la prise de
contrôle des médias par les puissances de l'argent ; la place
d'Internet ; les multiples résistances citoyennes.
* N° 96 : « La fabrique du conformisme » : divertissement,
consommation, management. Comment captiver les masses, séduire
le client et motiver le travailleur.
Avec ce lot, nous vous offrons le n° 88, « Cinémas engagés »,
qui propose un vaste survol de films et de leur impact, de
« Potemkine » à « Titanic », en passant par le cinéma africain,
israélien, palestinien, québécois, coréen, indien, etc.
Pour commander :
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III. RÉPONSES DE LA FRANCOPHONIE
S'il est un terme qui irrite fortement une bonne partie des
journalistes, publicitaires, essayistes de plateaux de
télévision et grands patrons, c'est bien celui, terriblement
ringard pour eux, de francophonie. Ils sont rejoints par des
porte-parole de groupes se revendiquant de la gauche, de
l'altermondialisme et de l'extrême gauche qui le cataloguent
comme un vestige néocolonial et comme un faux nez de la
« Françafrique ». La plupart ignorent que c'est à
l'initiative non pas de Paris, mais de capitales africaines,
qu'a été créée en 1970 à Niamey (Niger) la première
structure intergouvernementale regroupant à l'époque vingt
et un Etats francophones : l'Agence de coopération
culturelle et technique. Il y a une dizaine d'années,
l'Agence s'est transformée en Organisation internationale de
la francophonie (OIF), rassemblant actuellement
soixante-huit membres « ayant le français en partage ».
* Solidarité et multipolarité planétaires
Ignacio Ramonet
* L'épreuve de la liberté
Philippe de Saint Robert
* Le plus court chemin vers l'universel
B. C.
* Entre le « tout Coca-Cola » et le « tout ayatollah »
Stélio Farandjis
* Une jambe qui manque
Michel Guillou
* Au service du pluralisme culturel
Abdou Diouf
IV. LA CHAPE DE L'ANGLAIS
Dans son « Combat pour le français », Claude
Hagège cite l'écrivain britannique T. B. Macaulay, qui, en
1835, assignait à la colonisation de l'Inde la mission de
former « une classe d'individus indiens de sang et de
couleur, mais anglais par leurs goûts, leurs opinions, leurs
valeurs et leur intellect ». Un peu moins de deux siècles
plus tard, l'entreprise de colonisation des esprits des
« élites » - qui disent aux peuples ce qu'ils doivent
penser - est devenue planétaire. Elle sert moins les
intérêts politiques du Royaume-Uni que ceux des Etats-Unis,
en tant que promoteurs et premiers bénéficiaires de la
mondialisation néolibérale. Mais elle a toujours comme
principal vecteur la diffusion de l'anglo-américain. Hagège
montre bien la « solidarité naturelle » qui, depuis Adam
Smith et David Ricardo, « unit l'idéologie libre-échangiste
et la langue anglaise ».
* La langue-dollar
B. C.
* L'utile avant le beau, un choix de civilisation
Philippe Lalanne-Berdouticq
* Un abus de position dominante
Pierre Lelong
* La hantise des laboratoires : « to be » ou ne pas être ?
Philippe Lazar
* Sarcasmes médiatiques contre la loi Toubon
B. C.
* La science comme elle se parle...
Jean-Marc Lévy-Leblond
* Anglicisation forcenée dans les entreprises
B. C.
V. DES STRATÉGIES DE RÉSISTANCE
Langue et politique sont intimement liées. C'est ce que
n'ont toujours pas compris certains linguistes qui croient à
une sorte de « marché » naturel des langues. Ils consignent
la montée de telle d'entre elles et la disparition de telle
autre à la manière dont les opérateurs suivent les hauts et
les bas des cours de la Bourse. La notion de politique
linguistique les choque, car elle interfère avec la « main
invisible » régulant ce « marché » qui constitue leur corpus
de recherche. Ils oublient que les Etats, lorsqu'il faut
sauver les investisseurs au détriment du contribuable,
renflouent les institutions financières défaillantes. Dans
une visée plus respectable, ce sont aussi les Etats qui, par
leurs interventions, ont permis à certaines langues
(hongrois, finnois, tchèque, estonien, hébreu israélien) de
survivre ou de s'adapter à la modernité.
* Une idée en marche, la latinité
Philippe Rossillon
* Entre locuteurs de langues romanes, on peut toujours se
comprendre
B. C.
* Esprit de famille
Françoise Ploquin
* Un multilinguisme émancipateur
José Vidal-Beneyto
* Bruxelles devrait être une vitrine
B. C.
CARTOGRAPHIE
Cécile Marin
* Les langues officielles
* La francophonie
* Les pays anglophones
COMPLÉMENTS DOCUMENTAIRES
* Cinq millénaires d'aventure des écritures
* Me réapproprier le malgache
Jean-Luc Raharimanana
* Les grandes organisations linguistiques
* L'esprit de la francité,
discours de Léopold Sédar Senghor
* Le Forum francophone des affaires
* Le protocole du renoncement
B. C.
* Le Prix de la carpette anglaise
* Une communauté du regard,
discours de François Mitterrand
* Des confins au centre de la galaxie
B. C.
A lire
Sur la Toile
Olivier Pironet
ICONOGRAPHIE
Les photographies de Thomas Bilanges ont été réalisées lors
d'un atelier de jeunes malentendants animé par Marie de
Ramefort au Musée des années trente, à Boulogne-Billancourt.
Ces enfants racontent dans leur langage un conte librement
réadapté, « L'Enfant d'éléphant », extrait d'« Histoires comme
ça », de Rudyard Kipling (Gallimard, collection « Folio
Junior »). Boris Séméniako a conçu la couverture et les
ouvertures de chapitre de ce numéro.
Retrouvez toute la collection de « Manière de voir » :
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/
Les anciens numéros sont désormais en vente sur
notre boutique en ligne :
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Récemment sur notre site :
* « La guerre selon Charlie Wilson », par Chalmers Johnson
« La valise diplomatique », 15 janvier 2008.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-01-15-La-Guerre-selon-Charlie-Wilson
* Guerre d'Irak, comment en sortir ?, par Alain Gresh
« Nouvelles d'Orient », 15 janvier 2008.
http://blog.mondediplo.net/2008-01-15-Guerre-d-Irak-comment-en-sortir
* Gestion de l'eau : entre conflits et coopération
par Philippe Rekacewicz et Salif Diop
« Visions cartographiques », 14 janvier 2008.
http://blog.mondediplo.net/2008-01-14-Gestion-de-l-eau-entre-conflits-et-cooperation




Tout à fait d'accord avec le texte de Daniel Bensaïd.
Voici en guise d'illustration de son propos, un petit bilan, non exhaustif, de l'action de la gauche au pouvoir dans les années 80-90
JS
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Années 80 :
Privatisations multiples et variées.
Les socialistes ont privatisé presque deux fois plus que la droite
(260 milliards de francs de privatisations contre 149 milliards) !!!
Aérospatial, Air France Matra, la CNP, le Crédit- Lyonnais, le groupe GAN et sa filiale le CIC Renault, France-Télécom, , la Snecma, Les autoroutes du Sud de la France, AGF, Usinor-Sacilor, la SFP, l’UAP, Péchiney, la Seita, Total, etc…
La gauche a vendu à une poignée d’actionnaires les entreprises que l’Etat (les contribuables) avaient financées et capitalisées avec les deniers publics entre les années 50 et les années 80. C’est au moment où ces entreprises sont devenues hautement lucratives qu’elle décide de les brader au privé, appliquant l’adage bien connu de « socialisons les coûts (d’investissement) et privatisons les profits ».
1983
Forfait journalier hospitalier
Sous le deuxième gouvernement Mauroy, loi du 19 janvier 1983
Création du forfait journalier hospitalier pour « diminuer les dépenses de Sécu » 3 euros à l’époque… 16 euros aujourd’hui.
En matière de Sécu l’action de la gauche au pouvoir a été à peu près identique aux politiques menées par la droite, passées et/ou à venir.
Cela revient à taxer les plus malades et à rompre avec les principes fondateurs de la Sécu. Plus longtemps tu seras hospitalisé et plus tu seras taxé…
1984
Réforme de l’indemnisation du chômage
UNEDIC (Bérégovoy-1984)
Cette réforme établit une stricte proportionnalité entre temps de cotisation et temps d’indemnisation. Elle prend acte du refus du patronat d’augmenter les ressources de l’UNEDIC. Elle exclut de fait de l’assurance-chômage les nouveaux demandeurs d’emploi qui n’ont jamais cotisé et que la gauche classera dans une nouvelle catégorie : les « exclus » ou « nouveaux pauvres » objets de la solidarité nationale. Pour réinjecter le discours sur la « solidarité nationale » la gauche avait absolument besoin d’inventer la notion «d’exclusion » et donc de créer « les exclus ».
1985
Libéralisation des mouvements de capitaux
(Cabinet de P. Mauroy-1985)
Financiarisation de l’économie
Tout le pouvoir aux actionnaires
La libéralisation des mouvements de capitaux a rendu la marge d’action des Etats très limitée, mettant irrémédiablement fin aux politiques de relance keynésienne
Ou de l’exercice de sabordage du politique par lui-même
1991
Création de la CSG (M.Rocard)
(Contribution Sociale Généralisée)
Remplacement de la cotisation maladie salariée par la CSG
Disqualification de la cotisation sociale comme mode de financement de la Sécu.
Déconstruction de la solidarité salariale.
Fiscalisation et inévitablement… étatisation de la Sécu
Pour un exposé complet cf Site de B. Friot http://pagesperso-orange.fr/epinore/charpent.html
1991
RMI (M.Rocard)
(Revenu minimum d’insertion)
Les socialistes créent donc les ressources nécessaires à financer le statut du nouveau pauvre (tous ceux qui n’ont pas droit à l’assurance chômage) dans une des sociétés les plus riches du monde ! Institution de la charité publique comme revenu de survie. Fractionnement du salariat.
1997
« Emplois jeunes »
(M. Aubry)
Les « emplois jeunes » sont l’exemple même de la destruction de la notion d’emploi tel qu’il a été défini et conquis au cours du 20ème siècle
Déni de qualification, car les jeunes en question avaient le niveau bac + 2 en moyenne
Déni de salaire
Cette catégorie a été construite sur un mensonge d’Etat : « Le chômage des jeunes » qui en réalité n’a jamais dépassé les 7-9% ! En effet dans la classe d’âge des jeunes de 18-25 ans, seule un quart des jeunes sont en activité ou demandeurs d’emploi, les autres poursuivent les études, sont en formation professionnelle, etc…
1999
Fonds de Réserve des retraites (dit aussi « Répartition provisionnée » - Jospin)
Véritable introduction des fonds de pension en France. Régression intellectuelle et politique fondée sur les sophismes de la rente (or « on ne finance jamais sa propre retraite » cf. article de J.M. Harribey ou les sophismes de la rente de Bernard Friot)
2000
CMU - Couverture Maladie Universelle- (Aubry reprend en 2000, le projet d’Alain Juppé de 1996 d’instaurer une AMU - Assurance maladie universelle)
Création d’une sécurité sociale pour les pauvres.
Rupture avec l’idée d’universalité de la Sécu.
Remplacement de la solidarité salariale par la charité publique.
« La CMU sert surtout à légitimer (par affiliation gratuite des « pauvres ») la part de plus en plus importante, à coté du régime de base, des assurances et des mutuelles dans la logique de l’accumulation financière ».
Cf Site de B. Friot ou
http://membres.lycos.fr/samu/cmu.html
2001
PPE (Jospin)
Prime pour l’Emploi
Déconstruction du salaire, payé par l’employeur, comme mode de rémunération du travail.
Déconstruction du statut de travailleur salarié.
Création du travailleur pauvre et allocataire rémunéré par un mixte de salaire et d’impôt de solidarité
Cf Site de B. Friot
http://pagesperso-orange.fr/epinore/huma2001%20imptts.html
2001
PPESV (L. Fabius)
Plan Partenarial d’Epargne Salariale Volontaire
Fractionnement et dualisation du salariat :
-Création du travailleur-rentier pour la partie haute du salariat, payé par un mixte de salaire et de rente (salaire+épargne salariale)
-et pour la partie basse du salariat, création du travailleur-allocataire, payé par un mixte de salaire et d’impôt (salaire+prime pour l’emploi)
Acclimatation idéologique des salariés à l’idée des fonds de pension.
Ces modes de rémunération sont exonérés de cotisations et donc réduisent le financement de la Sécu et donc sont destructeurs de la solidarité salariale.
Années 90
Exonérations massives de cotisations patronales « pour créer des emplois » (de 10 milliards d'euros par an dans les années 90 à 23 milliards d’exonérations en 2006 )
Diminution du salaire indirect ou socialisé, ce qui a entraîné une baisse des recettes de la protection sociale et donc mise en déficit de la Sécu, car les exonérations de cotisations ne sont jamais complètement compensées par des dotations budgétaires
Véritable trappe à bas salaires qui à la fois incite à maintenir et développer des emplois peu qualifiés et empêche toute promotion salariale.
CMU et RMI : Synthèse
« Mesures destinées aux plus pauvres, CMU et RMI relèvent d’une logique d’assistance (un minimum financé par l’impôt) et non pas d’un financement solidaire basé sur la cotisation sociale…Les gouvernements socialistes se sont rangés à des politiques économiques libérales…Ce choix politique est certainement moins coûteux à court terme…mais il tend à institutionnaliser l’existence d’une population durablement dépendante des revenus d’assistance » Julien Duval-Le mythe du « trou de la Sécu », avril 2007, Editions Raisons d’Agir
1998
1ère loi Aubry sur les 35 heures
Une des rares lois de gauche.
Partage des gains de productivité du travail sous forme de réduction du temps de travail
Mais en contrepartie : flexibilité, annualisation, blocage des salaires, remise en cause de toutes les conventions collectives, etc.
2000
2ème loi Aubry sur les 35 heures
Réductions des cotisations patronales sans aucune contrepartie en termes de création d'emplois.
Années 90
Autorisation administrative de licenciements massifs des dirigeants syndicaux ou de représentants du personnel par M. Aubry (15 000 par an)
Contribution à l'affaiblissement du syndicalisme et des rapports de force capital/travail
Aide active au patronat dans la mise au pas du monde du travail
2001 Nouveau code de la mutualité (Jospin)
Mise en concurrence des mutuelles avec les compagnies d'assurance privées.
Jospin transpose (sans y être obligé) une directive européenne qui met en concurrence les mutuelles avec les assurances.
Fin de la mutualité solidaire.
Dilemme : si les mutuelles s'alignent sur les assurances privées elles perdent leur vocation de solidarité et deviennent des organismes à caractère essentiellement financier. si elles refusent de s'aligner elles signent leur disparition à plus ou moins long terme
Autorisation du travail de nuit pour les femmes (Aubry)
Aubry transpose, sans y être obligée, une directive européenne qui, nom de l'égalité hommes/femmes, légalise le travail de nuit pour les femmes…
Véritable régression du droit du travail.
etc...
Comme l’a bien dit Alain Accardo , "Mutatis mutandis, la notion actuelle de social-démocratie est au règne du capitalisme ce que la notion de monarchie constitutionnelle était à la monarchie absolue : un moyen de sauver le régime en retardant indéfiniment, s'il se peut, l'idée qu'il faut en finir avec le principe même de l'ordre existant"
Une contribution de Manu