27 janv. 2008

L'Europe des nouveaux partis anticapitalistes

Jacques Attali, magicien


(25 janvier 2008)


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« Tout ce que vous proposerez, je le ferai », avait promis
M. Nicolas Sarkozy au moment de confier à M. Jacques Attali
la responsabilité d'un rapport destiné à « libérer la
croissance française ». Le président de la République a-t-il
une fois de plus pris la mesure de son impulsivité - et de
son imprudence ? En tout cas, deux des principales
recommandations de la commission Attali - la suppression du
département et l'abandon du « principe de précaution » dans
le domaine de l'environnement - ont d'ores et déjà été
remisées aux oubliettes par le chef de l'Etat. Il en reste
trois cent quatorze. Dont deux au moins qui
représentent des monuments de cautèle politique et sociale :
la possibilité « [offerte] à chacun de retarder, s'il le
désire, son départ à la retraite », la faculté pour les
parents « de choisir librement le lieu de scolarisation de
leurs enfants ». « S'il le désire », « librement » : comment
s'opposer à tant de libéralité ?

D'emblée, plusieurs éléments frappent dans ce rapport.
D'abord ses quarante-deux auteurs. Presque tous
étant des libéraux, il n'est pas très étonnant qu'ils aient
enfanté un diagnostic... libéral de l'état de l'économie
française. « Le rapport suscite la polémique, tant il veut
aller loin dans la déréglementation », admet d'ailleurs « Le
Figaro » (24 janvier), a priori peu hostile à ce genre
d'orientation. Le fait que M. Jacques Attali,
présumé de gauche parce qu'il a été l'un des principaux
conseillers de François Mitterrand à l'Elysée, dirige cette
commission, participe néanmoins à l'effet de brouillage
politique dont M. Sarkozy est friand : rien de tel que de
placer des socialistes à la tête de commissions ou même dans
le gouvernement pour faire passer des orientations qui,
elles, ne le sont pas du tout. Il y a près de quinze ans, le
premier ministre d'alors Edouard Balladur - le mentor
politique de M. Sarkozy - avait lui aussi confié à un
intellectuel médiatique présumé de gauche, M. Alain Minc, la
charge de réfléchir, avec une équipe prétendument
pluraliste, à « la France de l'an 2000 ». La commission
comprenait trois futurs ministres de M. Jean-Pierre
Raffarin, ainsi que M. Raymond Soubie, l'actuel
conseiller social à l'Elysée du président Sarkozy.

En 2003, alors qu'il était ministre de l'économie et des
finances, M. Sarkozy lui-même chargea M. Michel Camdessus de
réfléchir une fois de plus à la croissance jugée
insuffisante de l'économie française. Et, là encore, selon
le principe inusable du pâté d'alouette, un quarteron de
personnalités de gauche servit de caution pluraliste à un
rapport destiné à promouvoir un peu plus dans les médias -
et à faire avancer dans l'opinion - des thématiques de
droite. Pour en mesurer les conséquences, il suffit de
rappeler que l'idée principale qui se dégagea du rapport
Camdessus fut celle... du « travailler plus pour gagner
plus ».

Mme Ségolène Royal ne semble pas avoir pris la mesure du
danger. Ou alors, elle ne s'en soucie plus : n'a-t-elle pas
déjà pris l'habitude de ce genre d'audace en faisant appel à
Bernard-Henri Lévy lors de sa campagne électorale du
printemps dernier ? Quoi qu'il en soit, embarrassant
certains de ses amis politiques, Mme Royal a apporté sa
caution au rapport Attali, estimant que les membres de la
commission constituaient « une équipe d'une grande
intelligence » (ce qui est assez probable) et « d'une grande
diversité » (ce qui est rigoureusement faux). « Donc c'est
cadeau, a conclu l'ancienne candidate de gauche à l'élection
présidentielle, C'est sur la table, c'est pour aider la
France. »

... Lire la suite de cet article inédit de Serge HALIMI :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-01-25-Attali

ainsi qu'une sélection d'articles de nos archives.

In Info-Diplo (Le Monde Diplomatique)

BE no Congresso da LCR em Paris


Para informação: dois dirigentes do Bloco de Esquerda (Alda Sousa e Renato Soeiro) estiveram em Paris onde assistiram ao 17° congresso da LCR. Visto o tempo disponivel dos companheiros (reuniões,encontros diversos) não foi possivel tentar organizar um encontro com os companheiros. Tive a oportunidade de os encontrar visto que eu estava no congresso. Os companheiros chegaram na sexta e foram embora no sabado.
Podem ver e ouvir as declarações de Alda Sousa (em francês) no vídeo que podem consultar em: http://www.lcr-rouge.org/ sob o titulo "L’Europe des nouveaux partis anticapitalistes". Junto envio algumas fotos com os companheiros no congresso.
A delegação do BE (Alda Sousa) foi entrevistada para a radio Alfa (98.6 FM) de Paris que podem ouvir na Internet (http://www.radioalfa.net) amanhã segunda-feira dia 28 de Janeiro às 18h ,emissão "Alfa 18" (hora de Paris,17h hora de Portugal).
Abraço
Fernando Batista

Agradecimentos ao Fernando Batista

João Aguiar - O Jardim das delícias


Este romance de João Aguiar saiu em 2005, e foi-me enviado pelo o meu amigo Manuel, de Aveiro. O assunto está mais de que nunca na actualidade: uma Europa da Finança e dos tecnocratas, ao serviço do dinheiro, desumana, arrasando as culturas, os Serviços Públicos e as pessoas...
Será ficção ou realidade?

Morte do ditador Suharto

Hoje tive uma noticia excelente: finalmente morreu o ex-ditador indonésio Suharto que organizou o genocídio do povo timorense em 1999...

Tradição, cultura, resistência à globalização

"Matança do porco", iluminura do Livro de Horas de D. Manuel I
Século XVI

26 janv. 2008

Pat Kay nas LibéROCK Session's



As l’ IbéROCK Sessions começam já dia 2 de Fevereiro
Após uma passagem pela Alemanha (com um acolhimento muito entusiasta), Pat Kay regressa aos palcos franceses, integrando as l’IbéROCK Sessions.
Dia 2 de Fevereiro, na sala 3 Arts, em Paris.
Palco partilhado com a banda CPoupa (www.myspace.com/cpoupa)
Próximos concertos de Pat Kay :
Dia 9 de Fev, no famigerado OPA (Paris)
Dia 18 de Abril na La Scène Bastille (Paris)
Entretanto, será lançado o disco a solo do artista, com uma digressão por vários países, dentro dos quais Portugal e Espanha.
Fiquem atentos : www.myspace.com/bethekay

Sarkoland, Bushland, No man's land...