1 mai 2011

Terra Mensuel n°7 - avril 2011

Bulletin mensuel de TERRA
Réseau scientifique de recherche et de publication

TERRA Mensuel n°7 - avril 2011

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Recueil Alexandries

Le Recueil Alexandries a les mêmes finalités qu’une revue ou un ouvrage scientifiques mais dans une forme adaptée à l'écriture numérique : la publication des textes, ne procède pas d’un regroupement périodique (revue scientifique) et/ou thématique (ouvrage collectif) mais par catégories de textes. Tous ont été relus et acceptés par deux membres au moins du Comité Scientifique de TERRA selon une procédure décrite dans la charte de fonctionnement du réseau.


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Reflets

Olivier Le Cour Grandmaison, "D’ailleurs nous sommes d’ici - journée du 28 mai 2011 - (Re)Construire un mouvement national et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers", Recueil Alexandries, Collections Reflets, avril 2011, url de référence : http://www.reseau-terra.eu/article1157.html

Aucun doute : l’offensive xénophobe et sécuritaire, dont l’actuel ministre de l’Intérieur est le héraut, va se poursuivre et sera au cœur de la campagne des présidentielles. Il est urgent de (re)construire un mouvement national et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers. Tel est le sens de l’Appel à manifester partout en France le 28 mai 2011 (http://dailleursnoussommesdici.org), signé par des dizaines d’organisations politiques, de très nombreux syndicats, associations et élus locaux, députés et parlementaires européens.

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Recensions

Marc Bernardot, "Compte-rendu du livre "Gérer les indésirables - Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire" de Michel Agier (Flammarion, nov. 2008, 350 p)", Recueil Alexandries, Collections Recensions, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1158.html

Au-delà de l’impressionnante somme de matériaux empiriques accumulés depuis la Colombie jusqu’au Soudan et au Kenya en passant par le Libéria, le Sierra Léone et la Palestine, le plus grand mérite de ce texte est selon moi d’offrir une grille d’interprétation du monde des camps reliant les pays du sud et ceux du nord.
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Synthèses

Alain Morice, "Chronologie critique des politiques migratoires européennes", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1160.html

Cette chronologie vise à périodiser les décisions européennes en matière de migration et d’asile (partie gauche du tableau) en s’appuyant sur un constant va-et-vient entre ce niveau juridique et les pratiques et déclarations des parties en présence (partie droite de ce tableau). La chronologie s’arrête le 12 mars 2011 au début des événements survenus au Maghreb. Elle sera actualisée régulièrement. Conçue initialement pour les étudiants, la chronologie fait désormais partie des textes de référence du site migreurop.org. Des traductions en italien, anglais et espagnol sont en ligne ou le seront au cours du 1er semestre 2011.

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Catalina Santana, "Le système du Hukou", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1147.html.

Le système hukou chinois est un système d’enregistrement et de contrôle de la population. Il a été mis en place au milieu des années cinquante, il a longtemps été utilisé pour restreindre les migrations, spécialement des zones rurales vers les zones urbaines. Le système hukou détermine les opportunités des individus et sa position socio-économique dans la structure sociale. Dans l’esprit de la majorité des chinois, la localisation hukou et la classification ne définit pas seulement le bien-être général mais aussi leur statut – le hukou non-agricole est supérieur au hukou agricole ; les villes (shi) sont supérieures aux villes moyennes (zheng), et celles-ci sont supérieures aux villages (xiang). Ainsi, le hukou a crée une société duale, séparée en deux entités distinctes, les villes et les campagnes.

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Catalina Santana, "Les gated communities en France ", Recueil Alexandries, Collections Synthèses, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1159.html

Le processus de séparation spatiale des classes sociales n’est pas un phénomène récent en France, déjà au XIXe siècle des villas se construisaient dans les bois de la périphérie parisienne, créant des espaces résidentiels exclusifs. Cela contredit en partie l’idée que l’on a des gated communities, présentées comme un phénomène essentiellement d’origine états-unienne, ce type d’habitat fait appel à des aspirations de distinction et de recherche de l’entre-soi, qui sont des traits présents dans toutes les sociétés avec une hiérarchie sociale. Ce qui est nouveau, c’est la banalisation de leur construction, elle ne n’est plus uniquement restreinte aux couches les plus riches de la société, les gated communities « se démocratisent » doucement.


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Masters

Arthur Vuattoux, "Gouvernementalités contemporaines et territoires - Une étude des usages géographiques de Michel Foucault", Recueil Alexandries, Collections Masters, avril 2011, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1161.html

Ce mémoire prend pour objet l’analyse géographique des rapports de pouvoir, en en faisant l’épistémologie, dans l’oeuvre de Michel Foucault et en l’illustrant par des exemples puisés dans un corpus de recherches à orientation géographique. Il s’agit également de poser les jalons d’une géographie pratique comprise comme géographie des pratiques de résistance.


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A traduire

Helmut Dietrich, "Aufstand in den Phosphatgebieten Tunesiens, Verhaftung von Migranten und Zirkulation der Erfahrungen - Soulèvement dans la région des mines de phosphate en Tunisie, arrestation de migrants et circulation des expériences.", Collections A traduire, Recueil Alexandries, janvier 2011, url de référence : http://www.reseau-terra.eu/article1089.html

Ce texte est maintenant à votre disposition en français grâce à Monsieur Charles Lilin (Montpellier, France), abonné de [TERRA-Mensuel], qui a bien voulu en assurer la traduction mise en ligne le 26 avril 2011. L’auteur et le réseau Terra le remercient chaleureusement de cette traduction bénévole, utile à tous.

Depuis 2008, la population tunisienne est entrée en résistance notamment dans les territoires d’exploitation du phosphate à l’ouest du pays, près de la frontière algérienne. La police et l’armée tunisiennes ont tout fait pour couper ce territoire du reste du monde. Mais les migrants tunisiens à l’étranger ont joué un rôle majeur pour briser l’embargo en utilisant les nouvelles technologies de communication. Ce constat dressé dans un article de 2009 par Helmut Dietrich est actualisé ici par un nouvel article de janvier 2011 dans lequel il évoque l’incidence de cette révolution sur la société voisine de l’Algérie. Avec l’autorisation de l’auteur et premiers éditeurs, ces deux articles sont publiés ici par le réseau Terra qui lance un appel à les traduire vers le français. Les traductions pourront être publiées ici même après validation par l’auteur et les premiers éditeurs.


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Collection TERRA


Carol Mann, Femmes afghanes en guerre, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, octobre 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article1073.html

Patrick Bruneteaux, Daniel Terrolle, (dir.), L’arrière-cour de la mondialisation, Éditions du Croquant, Collection TERRA, septembre 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article1054.html

Hélène Thomas, Les vulnérables, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, février 2010 : http://www.reseau-terra.eu/article933.html

Julien Brachet, Migrations transsahariennes, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, novembre 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article931.html

Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, (dir.), Enfermés dehors, Editions du Croquant, Collection TERRA, mars 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article877.html

Jérôme Valluy, Rejet des exilés, Editions du Croquant, Coll. TERRA, janvier 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article876.html

Marc Bernardot, Loger les immigrés, Éditions du Croquant, Coll. TERRA, octobre 2008 : http://www.reseau-terra.eu/article831.html

Marc Bernardot, Camps d’étrangers, Editions du croquant, Coll. TERRA, mars 2008 : http://www.reseau-terra.eu/article703.html

Jérôme Valluy, Jane Freedman, (dir.), Persécutions des femmes, Éditions du Croquant, Coll.TERRA,
novembre 2007 : http://www.reseau-terra.eu/article655.html

7 avr. 2011

Homens da Luta - 16 de Abril - Aveiras - Festival Avinho

FMI - Zé Mario Branco



Cachucho não é coisa que me traga a mim
Mais novidade do que lagostim
Nariz que reconhece o cheiro do pilim
Distingue bem o mortimor do meirim
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Há tanto nesta terra que ainda está por fazer
Entrar por aí a dentro, analisar, e então
Do meu 'attachi-case' sai a solução!
FMI Não há graça que não faça o FMI
FMI O bombástico de plástico para si
FMI Não há força que retorça o FMI
Discreto e ordenado mas nem por isso fraco
Eis a imagem 'on the rocks' do cancro do tabaco
Enfio uma gravata em cada fato-macaco
E meto o pessoal todo no mesmo saco
A produtividade, ora aí está, quer dizer
Não ando aqui a brincar, não há tempo a perder
Batendo o pé na casa, espanador na mão
É só desinfectar em superprodução!
FMI Não há truque que não lucre ao FMI
FMI O heróico paranóico 'hara-quiri'
FMI Panegírico, pro-lírico daqui
Palavras, palavras, palavras e não só
Palavras para si e palavras para dó
A contas com o nada que swingar o sol-e-dó
Depois a criadagem lava o pé e limpa o pó
A produtividade, ora nem mais, célulazinhas cinzentas
Sempre atentas
E levas pela tromba se não te pões a pau
Num encontrão imediato do 3º grau!
FMI Não há lenha que detenha o FMI
FMI Não há ronha que envergonhe o FMI
FMI ...
Entretém-te filho, entretém-te, não desfolhes em vão este malmequer que bem-te-quer, mal-te-quer, vem-te-quer, ovomalt'e-quer, messe gigantesca, vem-te vindo, vi-me na cozinha, vi-me na casa-de-banho, vi-me no Politeama, vi-me no Águia D'ouro, vi-me em toda a parte, vem-te filho, vem-te comer ao olho, vem-te comer à mão, olha os pombinhos pneumáticos que te orgulham por esses cartazes fora, olha a Música no Coração da Indira Gandi, olha o Muchê Dyane que te traz debaixo d'olho, o respeitinho é muito lindo e nós somos um povo de respeito, né filho? Nós somos um povo de respeitinho muito lindo, saímos à rua de cravo na mão sem dar conta de que saímos à rua de cravo na mão a horas certas, né filho? Consolida filho, consolida, enfia-te a horas certas no casarão da Gabriela que o malmequer vai-te tratando do serviço nacional de saúde. Consolida filho, consolida, que o trabalhinho é muito lindo, o teu trabalhinho é muito lindo, é o mais lindo de todos, como o astro, não é filho? O cabrão do astro entra-te pela porta das traseiras, tu tens um gozo do caraças, vais dormir entretido, não é? Pois claro, ganhar forças, ganhar forças para consolidar, para ver se a gente consegue num grande esforço nacional estabilizar esta destabilização filha-da-puta, não é filho? Pois claro! Estás aí a olhar para mim, estás a ver-me dar 33 voltinhas por minuto, pagaste o teu bilhete, pagaste o teu imposto de transação e estás a pensar lá com os teus botões: Este tipo está-me a gozar, este gajo quem é que julga que é? Né filho? Pois não é verdade que tu és um herói desde de nascente? A ti não é qualquer totobola que te enfia o barrete, meu grande safadote! Meu Fernão Mendes Pinto de merda, né filho? Onde está o teu Extremo Oriente, filho? Ah-ni-qui-bé-bé, ah-ni-qui-bó-bó, tu és 'Sepuldra' tu és Adamastor, pois claro, tu sozinho consegues enrabar as Nações Unidas com passaporte de coelho, não é filho? Mal eles sabem, pois é, tu sabes o que é gozar a vida! Entretém-te filho, entretém-te! Deixa-te de políticas que a tua política é o trabalho, trabalhinho, porreirinho da Silva, e salve-se quem puder que a vida é curta e os santos não ajudam quem anda para aqui a encher pneus com este paleio de Sanzala e ritmo de pop-xula, não é filho?
A one, a two, a one two three
FMI dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...
Come on you son of a bitch! Come on baby a ver se me comes! Come on Luís Vaz, 'amanda'-lhe com o José Cacila que os senhores já vão ver o que é meterem-se com uma nação de poetas! E zás, enfio-te o Manuel Alegre no Mário Soares, zás, enfio-te o Ary dos Santos no Álvaro de Cunhal, zás, enfio-te o Zé Fanha no Acácio Barreiros, zás, enfio-te a Natalia Correia no Sá Carneiro, zás, enfio-te o Pedro Homem de Melo no Parque Mayer e acabamos todos numa sardinhada ao integralismo Lusitano, a estender o braço, meio 'Roulant' preto, meio Steve McQueen, ok boss, tudo ok, estamos numa porreira meu, um tripe fenomenal, proibido voltar atrás, viva a liberdade, né filho? Pois, o irreversível, pois claro, o irreversívelzinho, pluralismo a dar com um pau, nada será como dantes, agora todos se chateiam de outra maneira, né filho? Ora que porra, deixa lá correr uma fila ao menos, malta pá, é assim mesmo, cada um a curtir a sua, podia ser tão porreiro, não é? Preocupações, crises políticas pá? A culpa é dos partidos pá! Esta merda dos partidos é que divide a malta pá, pois pá, é só paleio pá, o pessoal na quer é trabalhar pá! Razão tem o Jaime Neves pá! (Olha deixaste cair as chaves do carro!) Pois pá! (Que é essa orelha de preto que tens no porta-chaves?) É pá, deixa-te disso, não destabilizes pá! Eh, faz favor, mais uma bica e um pastel de nata. Uma porra pá, um autentico desastre o 25 de Abril, esta confusão pá, a malta estava sossegadinha, a bica a 15 tostões, a gasosa a sete e coroa... Tá bem, essa merda da pide pá, Tarrafais e o carágo, mas no fim de contas quem é que não colaborava, ah? Quantos bufos é que não havia nesta merda deste país, ah? Quem é que não se calava, quem é que arriscava coiro e cabelo, assim mesmo, o que se chama arriscar, ah? Meia dúzia de líricos, pá, meia dúzia de líricos que acabavam todos a fugir para o estrangeiro, pá, isto é tudo a mesma carneirada! Oh sr. guarda venha cá, á, venha ver o que isto é, é, o barulho que vai aqui, i, o neto a bater na avó, ó, deu-lhe um pontapé no cu, né filho? Tu vais conversando, conversando, que ao menos agora pode-se falar, ou já não se pode? Ou já começaste a fazer a tua revisãozinha constitucional tamanho familiar, ah? Estás desiludido com as promessas de Abril, né? As conquistas de Abril! Eram só paleio a partir do momento que tas começaram a tirar e tu ficaste quietinho, né filho? E tu fizeste como o avestruz, enfiaste a cabeça na areia, não é nada comigo, não é nada comigo, né? E os da frente que se lixem... E é por isso que a tua solução é não ver, é não ouvir, é não querer ver, é não querer entender nada, precisas de paz de consciência, não andas aqui a brincar, né filho? Precisas de ter razão, precisas de atirar as culpas para cima de alguém e atiras as culpas para os da frente, para os do 25 de Abril, para os do 28 de Setembro, para os do 11 de Março, para os do 25 de Novembro, para os do... que dia é hoje, ah?
FMI Dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...
Não há português nenhum que não se sinta culpado de qualquer coisa, não é filho? Todos temos culpas no cartório, foi isso que te ensinaram, não é verdade? Esta merda não anda porque a malta, pá, a malta não quer que esta merda ande, tenho dito. A culpa é de todos, a culpa não é de ninguém, não é isto verdade? Quer isto dizer, há culpa de todos em geral e não há culpa de ninguém em particular! Somos todos muita bons no fundo, né? Somos todos uma nação de pecadores e de vendidos, né? Somos todos, ou anti-comunistas ou anti-faxistas, estas coisas até já nem querem dizer nada, ismos para aqui, ismos para acolá, as palavras é só bolinhas de sabão, parole parole parole e o Zé é que se lixa, cá o pintas azeite mexilhão, eu quero lá saber deste paleio vou mas é ao futebol, pronto, viva o Porto, viva o Benfica, Lourosa, Lourosa, Marraças, Marraças, fora o arbitro, gatuno, bora tudo p'ro caralho, razão tinha o Tonico de Bastos para se entreter, né filho? Entretém-te filho, com as tuas viúvas e as tuas órfãs que o teu delegado sindical vai tratando da saúde aos administradores, entretém-te, que o ministro do trabalho trata da saúde aos delegados sindicais, entretém-te filho, que a oposição parlamentar trata da saúde ao ministro do trabalho, entretém-te, que o Eanes trata da saúde à oposição parlamentar, entretém-te, que o FMI trata da saúde ao Eanes, entretém-te filho e vai para a cama descansado que há milhares de gajos inteligentes a pensar em tudo neste mesmo instante, enquanto tu adormeces a não pensar em nada, milhares e milhares de tipos inteligentes e poderosos com computadores, redes de policia secreta, telefones, carros de assalto, exércitos inteiros, congressos universitários, eu sei lá! Podes estar descansado que o Teng Hsiao-Ping está a tratar de ti com o Jimmy Carter, o Brezhnev está a tratar de ti com o João Paulo II, tudo corre bem, a ver quem se vai abotoar com os 25 tostões de riqueza que tu vais produzir amanhã nas tuas oito horas. A ver quem vai ser capaz de convencer de que a culpa é tua e só tua se o teu salário perde valor todos os dias, ou de te convencer de que a culpa é só tua se o teu poder de compra é como o rio de S. Pedro de Moel que se some nas areias em plena praia, ali a 10 metros do mar em maré cheia e nunca consegue desaguar de maneira que se possa dizer: porra, finalmente o rio desaguou! Hão te convencer de que a culpa é tua e tu sem culpa nenhuma, tens tu a ver, tens tu a ver com isso, não é filho? Cada um que se vá safando como puder, é mesmo assim, não é? Tu fazes como os outros, fazes o que tens a fazer, votas à esquerda moderada nas sindicais, votas no centro moderado nas deputais, e votas na direita moderada nas presidenciais! Que mais querem eles, que lhe ofereças a Europa no natal?! Era o que faltava! É assim mesmo, julgam que te levam de mercedes, ora toma, para safado, safado e meio, né filho? Nem para a frente nem para trás e eles que tratem do resto, os gatunos, que são pagos para isso, né? Claro! Que se lixem as alternativas, para trabalho já me chega. Entretém-te meu anjinho, entretém-te, que eles são inteligentes, eles ajudam, eles emprestam, eles decidem por ti, decidem tudo por ti, se hás-de construir barcos para a Polónia ou cabeças de alfinete para a Suécia, se hás-de plantar tomate para o Canada ou eucaliptos para o Japão, descansa que eles tratam disso, se hás-de comer bacalhau só nos anos bissextos ou hás-de beber vinho sintético de Alguidares-de-Baixo! Descansa, não penses em mais nada, que até neste país de pelintras se acho normal haver mãos desempregadas e se acha inevitável haver terras por cultivar! Descontrai baby, come on descontrai, arrefinfa-lhe o Bruce Lee, arrefinfa-lhe a macrobiótica, o biorritmo, o euroscópio, dois ou três ofeneologistas, um gigante da ilha de Páscoa e uma 'Graciv Morn' (??) de vez em quando para dar as boas festas às criancinhas! Piramiza filho, piramiza, antes que os chatos fujam todos para o Egipto, que assim é que tu te fazes um homenzinho e até já pagas multa se não fores ao recenseamento. Pois pá, isto é um país de analfabetos, pá! Dá-lhe no Travolta, dá-lhe no disco-sound, dá-lhe no pop-xula, pop-xula pop-xula, iehh iehh, J. Pimenta forever! Quanto menos souberes a quantas andas melhor para ti, não te chega para o bife? Antes no talho do que na farmácia; não te chega para a farmácia? Antes na farmácia do que no tribunal; não te chega para o tribunal? Antes a multa do que a morte; não te chega para o cangalheiro? Antes para a cova do que para não sei quem que há-de vir, cabrões de vindouros, ah? Sempre a merda do futuro, a merda do futuro, e eu ah? Que é que eu ando aqui a fazer? Digam lá, e eu? José Mário Branco, 37 anos, isto é que é uma porra, anda aqui um gajo cheio de boas intenções, a pregar aos peixinhos, a arriscar o pêlo, e depois? É só porrada e mal viver é? O menino é mal criado, o menino é 'pequeno burguês', o menino pertence a uma classe sem futuro histórico... Eu sou parvo ou quê? Quero ser feliz porra, quero ser feliz agora, que se foda o futuro, que se foda o progresso, mais vale só do que mal acompanhado, vá mandem-me lavar as mãos antes de ir para a mesa, filhos da puta de progressistas do caralho da revolução que vos foda a todos! Deixem-me em paz porra, deixem-me em paz e sossego, não me emprenhem mais pelos ouvidos caralho, não há paciência, não há paciência, deixem-me em paz caralho, saiam daqui, deixem-me sozinho, só um minuto, vão vender jornais e governos e greves e sindicatos e policias e generais para o raio que vos parta! Deixem-me sozinho, filhos da puta, deixem só um bocadinho, deixem-me só para sempre, tratem da vossa vida que eu trato da minha, pronto, já chega, sossego porra, silêncio porra, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me morrer descansado. Eu quero lá saber do Artur Agostinho e do Humberto Delgado, eu quero lá saber do Benfica e do bispo do Porto, eu quero se lixe o 13 de Maio e o 5 de Outubro e o Melo Antunes e a rainha de Inglaterra e o Santiago Carrilho e a Vera Lagoa, deixem-me só porra, rua, larguem-me, zórpila o fígado, arreda, 'terneio' Satanás, filhos da puta. Eu quero morrer sozinho ouviram? Eu quero morrer, eu quero que se foda o FMI, eu quero lá saber do FMI, eu quero que o FMI se foda, eu quero lá saber que o FMI me foda a mim, eu vou mas é votar no Pinheiro de Azevedo se eu tornar a ir para o hospital, pronto, bardamerda o FMI, o FMI é só um pretexto vosso seus cabrões, o FMI não existe, o FMI nunca aterrou na Portela coisa nenhuma, o FMI é uma finta vossa para virem para aqui com esse paleio, rua, desandem daqui para fora, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe...
Mãe, eu quero ficar sozinho... Mãe, não quero pensar mais... Mãe, eu quero morrer mãe.
Eu quero desnascer, ir-me embora, sem ter que me ir embora. Mãe, por favor, tudo menos a casa em vez de mim, outro maldito que não sou senão este tempo que decorre entre fugir de me encontrar e de me encontrar fugindo, de quê mãe? Diz, são coisas que se me perguntem? Não pode haver razão para tanto sofrimento. E se inventássemos o mar de volta, e se inventássemos partir, para regressar. Partir e aí nessa viajem ressuscitar da morte às arrecuas que me deste. Partida para ganhar, partida de acordar, abrir os olhos, numa ânsia colectiva de tudo fecundar, terra, mar, mãe... Lembrar como o mar nos ensinava a sonhar alto, lembrar nota a nota o canto das sereias, lembrar o depois do adeus, e o frágil e ingénuo cravo da Rua do Arsenal, lembrar cada lágrima, cada abraço, cada morte, cada traição, partir aqui com a ciência toda do passado, partir, aqui, para ficar...
Assim mesmo, como entrevi um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o azul dos operários da Lisnave a desfilar, gritando ódio apenas ao vazio, exército de amor e capacetes, assim mesmo na Praça de Londres o soldado lhes falou: Olá camaradas, somos trabalhadores, eles não conseguiram fazer-nos esquecer, aqui está a minha arma para vos servir. Assim mesmo, por detrás das colinas onde o verde está à espera se levantam antiquíssimos rumores, as festas e os suores, os bombos de lava-colhos, assim mesmo senti um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o bater inexorável dos corações produtores, os tambores. De quem é o carvalhal? É nosso! Assim te quero cantar, mar antigo a que regresso. Neste cais está arrimado o barco sonho em que voltei. Neste cais eu encontrei a margem do outro lado, Grandola Vila Morena. Diz lá, valeu a pena a travessia? Valeu pois.
Pela vaga de fundo se sumiu o futuro histórico da minha classe, no fundo deste mar, encontrareis tesouros recuperados, de mim que estou a chegar do lado de lá para ir convosco. Tesouros infindáveis que vos trago de longe e que são vossos, o meu canto e a palavra, o meu sonho é a luz que vem do fim do mundo, dos vossos antepassados que ainda não nasceram. A minha arte é estar aqui convosco e ser-vos alimento e companhia na viagem para estar aqui de vez. Sou português, pequeno burguês de origem, filho de professores primários, artista de variedades, compositor popular, aprendiz de feiticeiro, faltam-me dentes. Sou o Zé Mário Branco, 37 anos, do Porto, muito mais vivo que morto, contai com isto de mim para cantar e para o resto.


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