11 juil. 2010

Manque d'humour

Chers AMG,

Désolés, mais jamais nous ne pourrons diffuser les centaines de messages que nous avons reçu au sujet de Porte et Guillon, sur le répondeur, par mail, sur le site, par courrier... La plupart disent la même incompréhension, la même colère, le même attachement à France inter (et bien sûr à Là-bas !). Certains sont drôles, certains exagèrent, certains développent des analyses argumentées. Beaucoup voient l’Elysée derrière ces évictions, beaucoup s’en prennent à la direction, beaucoup s’en prennent à la terre entière. Au sujet des « petits tyrans », Sarah cite Machiavel : « La meilleure forteresse des tyrans c’est l’inertie des peuples ». Le genre de phrase qui nous donne envie de continuer « Là-bas » en espérant que vous serez encore là à la rentrée. N’oubliez pas que les actionnaires c’est vous ! Un auditeur suggère un sujet sur le financement de Radio France dont l’histoire remonte au programme du Conseil National de Résistance.
Nous reviendrons sur tout cela à partir du 30 août.
Pour tenir jusque-là, et puisque « l ‘humour fait partie de l’ADN de France inter » voici un message adressé par une auditrice qui signe « Marie B. ». Elle n’a pas laissé d’adresse, et nous espérons qu’elle ne nous en voudra pas de vous adresser cette histoire, mais comment résister à l’envie de partager cette petite douceur ?





Y’aura-il encore des auditeurs à la rentrée ?

Par Marie B.


C’est la question qui hante France inter. Suite à l’éviction de Didier Porte et de Stéphane Guillon, on ne compte plus les milliers de messages d’auditeurs qui continuent d’arriver pour dire leur colère et jurer qu’ils n’écouteront plus jamais cette radio.

Mais que fait la direction devant cette hémorragie sans précédent ?
Seul, barricadé dans son bureau, le directeur se frotte les mains. Oui, il est ravi, il se sourit à lui-même, tout fier de la mission accomplie. Une mission très claire : faire fuir le plus d’auditeurs possible.


La mise à pied brutale des deux humoristes n’est pas une gaffe stupide, c’est l’exécution d’une feuille de route bien précise. Aux yeux du pouvoir actuel, France inter est un repère de bobos socialistes et d’islamo- gauchiste, c’est surtout et avant tout un bastion de l’anti sarkozysme.

Or, à l’approche des présidentielles, pas question de négliger le moindre détail. Il faut restructurer cette antenne « de façon plus objective » selon l’Elysée.
Conseillé par sa compagne Carla Bruni, le Président lui-même a esquissé une nouvelle grille : Jean-Marie Bigard pour la matinale, Serge Dassault pour les banlieues, Alain Finkielkraut et Michel Sardou pour les grandes idées, Etienne Mougeotte pour le rire, Liliane Bettencourt pour parler d’amour...

Un bien beau projet mais de longue haleine. Le temps pressait, et - on l’a vu - les auditeurs n’apprécient guère que l’on change leurs habitudes.

Donc une autre idée s’est imposée. Pour lutter contre la propagande socialo-communiste, le moyen le plus efficace c’est de faire baisser l’audience. Mais encore fallait-il trouver celui qui l’appliquerait. Prendre une entreprise en bonne santé et la conduire dans le mur n’est pas à la portée du premier venu. Sauf à trouver quelqu’un de suffisamment incompétent et qui serait prêt à tout pour se voir dans le miroir du pouvoir. C’est ainsi que s’imposa le nom de Philippe Val. C’est, dit-on, Carla Bruni en personne qui suggéra le patron de Charlie hebdo, célèbre pour n’avoir pas hésité en juin 2008 à faire accuser d’antisémitisme le vieux dessinateur Siné dont il voulait se débarrasser. Le tribunal reconnut la complète innocence de Siné et les lecteurs laissèrent tomber ce journal comme un fruit pourri.

Coup double pour Val qui, en un temps record, réussit à perdre à la fois un procès et un journal. Cette prouesse allait lui ouvrir les portes de France Inter. C’est Carla qui lui annonça la bonne nouvelle.

Pour masquer sa parfaite ignorance de la radio, il eut l’idée de faire appel à son vieil ami Jean-Luc Hees, ancien grand professionnel de la profession retiré dans le bocage normand à cultiver ses tomates, ses choux et son cheval. Contre un bon salaire et une belle auto (avec chauffeur), Hees accepta le job de Président que lui offrit Nicolas Sarkozy, sur lequel il avait écrit un livre passé inaperçu. Etait-il à jeun en signant son engagement ? On l’ignore. Le lendemain, une fois dissipées les brumes matinales, il s’aperçut qu’il n’y avait pas de marche arrière ni même de frein dans son contrat. Et il comprit que jusqu’à la fin du film, il porterait le chapeau avec écrit en gros « Sarkozy » dessus. Oui, jusque dans son cercueil, sur son chapeau de cow-boy il y aurait, indélébiles, les sept lettres « Sarkozy ».

L’ordre d’éliminer les auditeurs ne fut jamais formulé par le pouvoir. On savait que ces deux-là ne manqueraient pas la première occasion pour combler les attentes de l’actionnaire-Président. On reconnaît les grands professionnels à ce qu’il n’est plus nécessaire de leur donner des ordres. Une petite tape sur le derrière de temps en temps leur suffit, ou une décoration.

En juin 2010, la façon de congédier les deux humoristes les plus populaires du pays et qui assuraient une excellente audience a surpassé toutes les attentes : la brutalité, la mauvaise foi, l’arrogance. Tous les ingrédients pour enrager l’auditeur et le faire fuir vers d’autres radios, Europe 1 par exemple, la radio de l’ami Lagardère.

« Barrez-vous, tas de cons ! Barrez-vous ! » répétait tout seul le directeur enfermé dans son bureau en voyant sur l’écran le nombre de messages et de signatures au bas des pétitions. Certes, pensait-il, il reste des émissions auxquelles les auditeurs sont attachés. Il faudra les déplacer à des horaires confidentiels, les gommer de la une du site de la chaîne, leur refuser toute promotion... Et puis, après tout, pourquoi France inter échapperait au sort de tous les Services Publics ? Nous sommes dans une époque de rigueur et de réduction des coûts. Il y a là des économies à faire et des bouches à faire taire.

Mais voilà qu’il est interrompu par la rumeur d’une manif sous ses fenêtres. Entre les lamelles du store il aperçoit sur le parking de la maison de la radio, la foule des auditeurs venus protester contre la mise à pied des deux chroniqueurs à l’appel de l’intersyndicale. Il les entend faire rire la foule en promettant du goudron et des plumes pour la direction, c’est-à-dire lui-même ! Et là, seul dans son bureau, il glousse de plaisir. Se faire haïr par une foule d’imbéciles est une rare jouissance pour un esthète.

Il sent son portable vibrer dans sa poche. C’est un message de félicitation, signé Nicolas. Il pense que c’est son ami Nicolas Demorand, l’animateur vedette de la chaîne, qui le félicite d’avoir viré Didier Porte. On se souvient en effet comment Demorand, sur Canal+, le 5 juin, avait condamné Didier Porte et approuvé son renvoi.

Mais non, le message est signé « Nicolas S. »

S. comme ... heu...

Le directeur ressent comme une bouffée de chaleur, il lui semble même éprouver une légère érection.

Malgré le tremblement de sa main, il parvient enfin à lire le message :

« Cass’toi pauv’con ! t’ es viré ! »

Marie B.
La-bas.org
3 Juillet 2010

2 juin 2010

Droit international

Un pays soi-disant démocratique peut-il éternellement refuser d'appliquer les résolutions de l'ONU?

Un pays soi-disant démocratique peut-il mener des opérations de guerre avec ses commandos d'élite contre des "humanitaires", ou même, activistes désarmés, ou voire armés d'armes dérisoires, faisant morts et blessés?

Mais peut-être que le gouvernement de ce pays n'est pas démocratique....!

Et qu'aurait dit et fait l'ONU si ce pays avait été l'Iran?

29 mai 2010

O Prémio excelência e desmérito




Publicado por Bloquista no Youtube

Luís Galrito - Quero ser humano




Publicado por Bloquista no Youtube

Chomsky à Paris

« Le pouvoir ne souhaite pas que les gens
comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements »

Noam Chomsky



Chomsky à Paris !


    Une bonne nouvelle sauf que c’est complet depuis des semaines, aussi nous avons organisé une série de projections exceptionnelles  de « Chomsky et Cie » suivies de débats avec les réalisateurs, Olivier Azam et Daniel Mermet.


    À l’invitation du Collège de France, Noam Chomsky sera à Paris du 28 au 31 mai prochain pour une série de conférences et de rencontres. La visite de celui que le New York Times a affublé du titre de « plus grand intellectuel vivant » est un événement auquel l’équipe de Là-bas si j’y suis s’est (modestement) associée.




Le programme détaillé est ici




 

    Longtemps une partie de l’intelligentsia française a dédaigné Noam Chomsky. Malgré cela - ou bien à cause de cela ? -  ses analyses critiques et radicales sont de plus en plus populaires en France. Ainsi  la conférence débat organisée par le Monde diplomatique, le samedi 29 à 16 heures à la Mutualité,  affiche complet depuis plusieurs semaines. Pour les conférences au Collège de France et les interventions organisées par le  CNRS, il sera bien difficile de faire entrer tout le monde !





Aussi,

Sur France Inter :


    Dès le lundi 31 mai à 15 heures, Là-bas si j’y suis présentera de larges  extraits de la conférence  du samedi  à la Mutualité ainsi que des autres interventions de Noam Chomsky dans  les jours suivants, notamment un entretien Chomsky et Jacques Bouveresse, mais aussi des rencontres avec des jeunes des « quartiers sensibles », un débat avec des syndicalistes français…





EN DVD :

    En avril 2007  sur France Inter nous avons présenté une série d’émissions avec Noam Chomsky d’après laquelle nous avons  pu réaliser le film « Chomsky et Compagnie » grâce à la souscription des auditeurs et le soutien du CNC et de France Inter. Avec  60 000 entrées en salle et plusieurs milliers de DVD, le film a été présenté dans de nombreux festivals à travers le monde.

Un double DVD comprenant  le film Chomsky et Cie et une suite, Chomsky et le pouvoir, est en vente directe sur le site internet  des Mutins de Pangée



    

AU CINEMA :

    À l’occasion de la visite de Noam Chomsky plusieurs projections exceptionnelles de CHOMSKY et Cie auront lieu à Paris.
    Les séances seront suivies de débat avec Olivier Azam, Daniel Mermet, Jean Bricmont…


- Jeudi 27 mai à 19h50 : Espace St Michel (Paris, 5e)
 
- Vendredi 28 mai à 18h et 21h : 2 séances  au cinéma L’Entrepôt (Paris, 14e)

- Lundi  31 mai à 19h15 : Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Belland (Paris, Mairie du 2eme).

- Mardi 1er juin à 20h30 : Cinéma Les 7 Parnassiens (Paris, 14e)

- Mercredi 2 juin à 21h : Cinéma Le Studio 28 ( Paris, 18e)

- Mardi 8 juin à 20h : Cinéma C2L à  Poissy (Yvelines)

Là-bas Hebdo du 24 mai 2010

23 mai 2010

Cindy Peixoto & Raízes



E eu falhei esta talentuosa jovem fadista, aqui na radio esta noite, depois do meu programa!
Linda voz, e excelentes músicos!
Deram uma sessão de Fado na sala Arc-en-ciel esta sexta-feira 21 de Maio 2010.
De certo, têm um futuro promissor...

No 29 de Maio, não fiques em casa!



Publicado por Bloquista, no Youtube